En lice pour le Prix RTL-LiRE 2026
En deux mots
En 1741, le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller suit l’expédition de Béring et découvre un animal marin inconnu : la vache de mer. Il la décrit, l’étudie, ordonne qu’on l’abatte. Vingt-sept ans plus tard, l’espèce a disparu. Dans la seconde partie, l’autrice enquête sur son propre grand-père, autre figure effacée. Deux absences qui se répondent.
Ma note
★★★ (bien aimé)
Ma chronique
Ils vont tous disparaître
En mêlant Histoire naturelle et histoire intime, science et poésie, documentation rigoureuse et souffle romanesque, Adèle Rosenfeld signe un texte d’une sensibilité remarquable. Des vaches de mer à son grand-père, elle interroge notre rapport au vivant, à la mémoire, à ce qui disparaît.
Adèle Rosenfeld nous ramène au XVIIIᵉ siècle, à l’époque où il restait des terres inviolées et où les aventuriers laissaient leurs noms pour redessiner la géographie du monde. C’est le cas d’un certain Béring parti « explorer toute la côte septentrionale de la Sibérie, sa nature, et élucider si la terre du Kamtchatka était reliée à l’Amérique, ou s’il existait un passage par la mer. » Mais celui qui nous intéresse ici, c’est le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller, parti sur ses traces afin de répertorier la faune et la flore du côté de ce désormais célèbre détroit.
Le 7 novembre 1741, après des semaines d’errance, le bateau se fracasse contre une île inconnue. L’équipage est décimé par le scorbut. Les hommes ne sont plus que « des échardes échappées du bateau ». Steller retrouve alors ce qu’il sait faire de mieux : fouiller la terre, identifier les plantes, collecter « le cresson des fontaines, racines dépuratives et riches en fer pour guérir l’équipage ». Puis surgit l’animal.
Des masses brunes à la surface de l’eau. Des respirations bruyantes « comme si quelque part des draps mouillés étaient étendus dans une plaine, le linge claquant dans le vent ». Des créatures gigantesques qui encerclent la rive. Steller ne sait comment les nommer. À l’époque, on ne connaissait pas les mammifères. Les êtres vivants étaient distingués par la forme de leur corps et le nombre de pattes. Les cétacés appartenaient aux poissons dans la classification d’Aristote dans laquelle baignait le siècle. Avec la vache de mer, Steller fait face à un animal extraordinaire déjouant la nomenclature, il l’appelait « poisson » avec l’intime conviction que la dénomination était inappropriée.
Un spécimen s’approche. Steller observe « cette longue ligne courbe, parfaitement arrondie, à la peau soyeuse dans laquelle se reflétait la lumière ». L’animal le regarde de ses « deux minuscules yeux latéraux, deux toutes petites cavités noires dans lesquelles rayonnaient une servilité délicieuse et un frisson de révolte ». Face à cette beauté indolente, Steller ressent un mélange de fascination et de violence. Il ordonne qu’on frappe l’animal. Qu’on le tue. Qu’on s’en nourrisse.
La viande de la vache de mer sauve les affamés. Sa graisse les réchauffe, leur redonne un moral de conquérant. L’espèce possède ainsi « le plus sinistre record de l’intervalle de temps entre sa découverte et son extinction ». Vingt-sept ans après leur première description, les vaches de mer avaient totalement disparu. Aujourd’hui dénommée Rhytine de Steller, elle font l’objet de tentatives de réintroduction à partir de l’ADN, comme quelques autres spécimens disparus. Une recherche similaire avait été conduite par le régime nazi sur les aurochs.
Il ne faudrait toutefois pas se méprendre. Ce court roman, sous couvert d’aventure et d’épopée scientifique, cache de plus profondes fêlures. La seconde partie, qui touche à l’intime, rapproche la romancière d’un autre disparu : son grand-père. Une quête des origines qui explique aussi son intérêt pour cette espèce éteinte. Rosenfeld fouille les archives, les silences familiaux, les traces d’une langue perdue. Elle cherche à comprendre « ces notes, où se côtoyaient un certain lyrisme à l’endroit du jeu amoureux prêté aux animaux et un étalage de cruauté ». Entre document et romance, entre violence et tendresse.
L’écriture d’Adèle Rosenfeld frappe par sa sensualité. Chaque phrase colle aux sensations, aux textures, aux lumières changeantes de la mer. On éprouve sous nos doigts « le volume des feuilles », on entend « le vent jouer avec ses os, à les faire claquer comme des feuilles de peupliers ». La prose épouse les courbes de l’animal, ses mouvements lascifs, « la ronde des couleurs de la mer, émeraude, gris, marron, glauque ». Une langue qui anthropomorphise tout en maintenant l’altérité radicale de ces créatures.
La citation de Cristina Campo en exergue éclaire le projet du livre : « En vérité, le voyageur porte le but en lui depuis toujours, et il pérégrine vers le centre immobile de sa vie : l’antre voisin de la source, l’étroite caverne – là où l’enfance et la mort enlacées se confient leur secret réciproque. » C’est bien ce secret qu’Adèle Rosenfeld a voulu percer. Celui qui relie l’extinction d’une espèce à la disparition d’un grand-père. Celui qui fait de chaque exploration un retour vers soi.
L’extinction des vaches de mer
Adèle Rosenfeld
Éditions Grasset
Roman
160 p., 17 €
EAN 9782246839026
Paru le 14/01/2026
Où ?
Le roman est situé du côté du détroit de Béring, mais on y évoque aussi l’Allemagne et notamment Halle et la France avec Paris et Saint-Céré, dans le pays des Causses.
Quand ?
L’action se déroule de nos jours.
Ce qu’en dit l’éditeur
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de « vache de mer », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, L’extinction des vaches de mer nous entraîne dans la vie d’un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.
Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, L’extinction des vaches de mer interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
Les critiques
Les premières pages du livre
« On ne sait pas ce qu’est une île.
Si c’est une terre entourée d’eau, qu’en est-il d’un continent ?
Les nuages s’étaient essorés et ne formaient plus qu’un mince ourlet vaporeux au-dessus de la mer, quand une impulsion électrique traversa le ciel, la sensation d’un danger, un changement brutal qui alerta Steller. Une masse sombre couvrit les flots, lui fit d’abord penser à une zone d’algues brunes, mais cette masse persista, jusqu’à ce qu’émergeassent d’autres collines au-dessus des flots bariolés d’écume, puis une silhouette jaillissant qui émit un bruit de choc d’air, de chair et d’eau, comme si quelque part des draps mouillés étaient étendus dans une plaine, le linge claquant dans le vent, et la masse brune replongea, et une autre plus loin apparut. On entendit de nouveau le même bruit et ce fut tout un peuple, une concentration vallonnée, qui souffla bruyamment. Des animaux marins géants s’avancèrent vers le rivage, un troupeau face auquel les hommes semblaient si frêles, comme des branchages face à un brasier. « Frêles et inutiles », pensa Steller, angoissé par le nombre et la carrure immense de ces animaux. Sa vue d’homme fut incapable d’évaluer, dans le kaléidoscope formé par les vagues et les changements de lumière, où commençait et où finissait l’animal, puis le troupeau tout entier. Il lui sembla alors que la mer n’était plus cette masse mouvante, liquide, mais un mur aux multiples rainures tranchantes contre lequel les hommes se fracasseraient. C’était la colonie d’un animal marin, jusque-là inconnu, qui apparaissait pour la première fois.
La croyance dans la survie de l’espèce vacilla, son corps ligneux lui sembla si maigre, sa chair blanche si fragile, ectoplasmique, et les autres à peine des persistances rétiniennes devant cette grande coulée d’opulence. Les animaux, dont il apercevait seulement la rondeur de l’immense dos, formaient des îlots, des îlots qui encerclaient la rive et dont les respirations bruyantes résonnaient sur la crique, comme dans une conque. Steller eut l’étrange sensation que lui et l’équipage, massé devant le spectacle, étaient à l’intérieur de cette conque, qu’ils étaient possédés par l’animal. Il lui apparaissait plus clairement que des têtes émergeaient, qui se dégageaient distinctement d’un long et puissant corps de plusieurs mètres, des têtes larges aux museaux proéminents, un nez imposant comme une bouche, ou une bouche comme un nez, et qu’elles respiraient bruyamment presque en même temps. Et leurs respirations étaient obscènes, elles n’étaient entravées de rien et semblaient presque se répondre comme un jeu que Steller percevait comme un affront dans la fusillade du froid.
Il entendait la voix de Iushin à ses côtés, mais il ne pouvait écouter. Sa voix faible était incapable de percer dans le grand vacarme des expirations et le regard de Steller restait accroché à ces bouches bruyantes, à ces longs corps. Il était tout entier occupé à fouiller dans l’écume et les flots pour saisir les formes, à lutter contre la ronde des couleurs de la mer, émeraude, gris, marron, glauque, et tenter de saisir ce qu’il avait interprété comme une queue, une queue en forme de demi-lune.
Un spécimen se détacha d’un îlot, dont le dos semblait plus étroit et plus clair que les autres et s’approcha de la rive, le corps à moitié immergé. Steller put enfin voir clairement son anatomie, cette longue ligne courbe, parfaitement arrondie, à la peau soyeuse dans laquelle se reflétait la lumière. Puis l’animal se déporta légèrement de profil, de sorte qu’il montra à présent son flanc orné de taches claires, qui conféraient à l’animal une singularité — une tache de naissance ou un grain de beauté sur un visage —, une préciosité que la ligne courbe contenait comme de l’émail dans un écrin ; et cette préciosité était insupportable, renforçait l’obscénité de la pose lascive. Steller réprima une première envie de frapper l’animal puis, quand celui-ci laissa apparaître deux membres comme deux grandes nageoires bilobées qui battaient doucement les flots, semblaient jouer, semblaient saluer, Steller voulut ordonner à Iushin de frapper l’animal avec la crosse du fusil, mais l’animal tourna sa gueule et posa sur Steller ses deux minuscules yeux latéraux, deux toutes petites cavités noires dans lesquelles rayonnaient une servilité délicieuse et un frisson de révolte.
Steller se sentit vulnérable, un corps sans gravité, il entendait le vent jouer avec ses os, à les faire claquer comme des feuilles de peupliers, sa musculature s’évaporait dans les nuages, ne restait que la faim nauséeuse qui broyait ses viscères.
« Quelle folie d’éprouver ça, comme si ces deux yeux si petits pouvaient voir! Ce n’est qu’une chair, qu’une chair à abattre. »
Iushin fonça sur l’animal, frappa le crâne avec un gourdin, mais la bête ne réagit pas. Il recommença. La créature marine toujours ne bronchait pas, à peine un mouvement pour épouser le remous des vagues. Iushin écrasa la masse sur le museau de l’animal, plus violemment cette fois. Steller observa le grand corps, qui, lascivement, s’immergea, la tête à la lisière de l’eau. Quand Iushin s’interrompit dans sa lancée, le gourdin suspendu dans les airs, les petits yeux se fixèrent encore une fois sur Steller. Puis, Iushin posa l’arme pour, dans un geste éclair, se saisir de petits cailloux de la plage et les lancer dans les yeux de l’animal qui s’immergea enfin tout à fait. Steller, n’ayant pas supporté le regard de la bête, soulagé, remercia lushin. Il l’assura qu’ils trouveraient une manière de tuer ces créatures indolentes, qu’ils s’en nourriraient, qu’ils étaient sauvés. Il fallait juste un peu de patience, une technique d’approche pour leur enlever la vie, une technique sûre — et des millénaires d’évolution à abattre, jusqu’à l’extinction.
Les vagues, avec la complicité du linge mouillé du ciel, les avaient asséchés, la mer avait bu le liquide amniotique de leurs rêves, plus rien ne pouvait leur rappeler qu’ils avaient connu un jour la rondeur d’un ventre. Le manque de nourriture et d’eau avait transformé l’équipage en une matière battue, des échardes échappées du bateau.
Ce fut après des semaines sans horizon, de brusques changements de cap éreintants, qu’ils avaient décelé les contours d’une terre, une baie surmontée d’un piton rocheux cerné de blanc, que la brume noyait à chaque mouvement de houle. Steller droit sur la hune avait vu les malades ramper pour apercevoir ce qu’ils croyaient être l’horizon espéré depuis plusieurs mois, l’Extrême-Orient russe, la terre de Kamtchatka. Proches de la mutinerie, les membres de l’équipage, essentiellement les soldats et les marins qui pouvaient encore se mouvoir, avaient commencé les manœuvres pour approcher de la terre et débarquer, pendant que le capitaine Béring les sommait de continuer. D’après ses calculs, la terre se situait plus loin, mais sa santé et celle des hommes, avait insisté Steller, ne leur permettaient pas de poursuivre, La dentition chancelante de Béring n’avait pas résisté à cette dernière discussion. Une Bourrasque avait fait voler l’émail en éclats.
Pendant les heures qui avaient suivi le naufrage — dont la date, le 7 novembre 1741, a été consignée dans le journal de bord qui, malgré l’humidité constante, nous est parvenu, ampoulé par les traductions, du latin à l’allemand, de l’allemand à l’anglais, de l’anglais au français, et par les modes littéraires —, les ordres avaient été inaudibles, la trajectoire confuse, les corps malades, immobiles. Quand Steller avait ordonné de jeter l’ancre, Béring n’avait pu s’y opposer.
« Cette terre est dépeuplée. »
Steller ne savait même pas si Vitus Béring avait pu articuler cette phrase, la langue fourchant entre les lèvres, ne pouvant plus s’appuyer sur les dents pour former des mots ; les consonnes n’ayant plus de surface où cogner, les voyelles avaient rejoint le ciel. »
Exergue
« En vérité, le voyageur porte le but en lui depuis toujours, et il pérégrine vers le centre immobile de sa vie : l’antre voisin de la source, l’étroite caverne – là où l’enfance et la mort enlacées se confient leur secret réciproque. »
Cristina Campo,
Les Impardonnables, « In medio coeli »
« Des manuscrits à la fin de sa vie, rédigés sur une île de la mer de glace, avec une plume d’oie qui gratte et de l’encre amère, catalogue de deux cent onze plantes différentes, histoires de corbeaux blancs, de cormorans étranges et de vaches marines, notées dans la poussière
d’un registre sans fin, son chef-d’œuvre zoologique, De bestiis marinis, programme de voyage pour les chasseurs, directive pour compter les peaux, non, il n’était pas assez haut, le Nord. »
W. G. Sebald, D’après nature
Extraits
« Les premiers gestes ici : fouiller la terre, s’enfermer enfin avec la flore et la faune, ce dont il avait été privé depuis longtemps, et pourtant, c’était ce qu’il savait faire de mieux, éprouver sous les doigts le volume des feuilles, fendre les bosquets de gerbes violettes, collecter la sauge sauvage, fine et élancée, méconnaissable sous ces latitudes, la gentiane amère aux fleurs bleu pourpre foncé, cueillir le cresson des fontaines, racines dépuratives et riches en fer pour guérir l’équipage, ses petites feuilles vert foncé ses grappes de fleurs blanches, qu’il avait arrachées au fond d’une terre meuble, brandissant les racines à la vue du ciel. Il savait qu’il y avait de l’eau pas loin, une rivière, les plantes le lui disaient. Il bava, hâta le pas de peur de flancher de nouveau, comme si l’appel de l’eau rendait ses articulations liquides. » p. 32-33
« la « Grande Expédition du Nord », la plus ambitieuse mission d’exploration que l’histoire ait connue jusque-là, et dont ils faisaient tous partie, en rappela l’objectif : explorer toute la côte septentrionale de la Sibérie, sa nature, et élucider si la terre du Kamtchatka était reliée à l’Amérique, ou s’il existait un passage par la mer — ce détroit où, plus d’un siècle plus tard, une ligne séparerait le changement de date, où le lendemain ne voudrait rien dire, où un mouvement infime nous ferait gagner ou perdre un jour. » p. 49-40
« À l’époque, on ne connaissait pas les mammifères. Les êtres vivants étaient distingués par la forme de leur corps et le nombre de pattes. Les cétacés appartenaient aux poissons dans la classification d’Aristote dans laquelle baignait le siècle. Avec la vache de mer, Steller fait face à un animal extraordinaire déjouant la nomenclature, il l’appelait « poisson » avec l’intime conviction que la dénomination était inappropriée. » p. 93
« Vingt sept ans après la première description de Steller, les vaches de mer avaient totalement
disparu des îles du Commandeur, l’animal possède ainsi le plus sinistre record de l’intervalle de temps entre sa découverte et son extinction. La description complète d’une vache de mer disséquée le 12 juillet 1741 sur l’île de Béring est la seule dont on dispose aujourd’hui, deux siècles et demi après la disparition de l’espèce. Dès sa publication, De bestiis marinis connut un vif succès au sein de la communauté scientifique européenne. » p. 114
« Je repensais aux carnets de Steller que j’avais lus et relus pour habiller le grand squelette de chair et de mémoire. J’étais fascinée par ces notes, où se côtoyaient un certain lyrisme à l’endroit du jeu amoureux prêté aux animaux et un étalage de cruauté, écrites dans une langue précieuse, où les animaux étaient anthropomorphisés, le couple de vaches de mer désigné sous les termes de « mari » et « femme », entre document scientifique et romance. » p. 139
À propos de l’autrice
Adèle Rosenfeld © Photo DR
Née à Paris en 1986, Adèle Rosenfeld a été découverte par le grand public lors de la parution de son premier roman, Les méduses n’ont pas d’oreilles (Grasset, 2022). Finaliste du Goncourt du premier roman et lauréate du prix Fénéon, elle a ensuite conquis le monde entier avec plus de dix traductions déjà publiées. L’extinction des vaches de mer est son deuxième ouvrage. (Source : Éditions Grasset)
Compte Instagram de l’autrice
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