Henri Lœvenbruck : Le Rasoir d’Ockham

Par Lebouquineur @LBouquineur

Henri Lœvenbruck, né en 1972 à Paris, est un écrivain, chanteur et compositeur français. Auteur de thrillers, de romans d'aventure et de fantasy, il est traduit dans plus de quinze langues. Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d'autres artistes français. Le Rasoir d'Ockham est un thriller datant de 2008.

Le commandant Ari Mackenzie, notre héros, bosse aux Renseignements généraux. Quand un vieil ami de son père auquel lui-même est très attaché, est assassiné dans des conditions très « spéciales » (cerveau percé et vidé entièrement de son contenu !) il se lance dans une enquête, hors des procédures officielles. Une enquête qui va l’entrainer au cœur de mystères ésotériques où une puissante équipe dotées de solides moyens tente de récupérer des documents très anciens permettant d’obtenir un pouvoir inestimable…

Autre manière de résumer l’intrigue : six personnes membres d’une loge secrète datant de plusieurs siècles, détiennent chacune un bout de parchemin, chacun de ces morceaux forme un puzzle qui révèle un grand secret. Deux hommes puissants, pour des raisons opposées, s’associent pour récupérer ces papiers, en tuant leur propriétaires.

Les documents sont des pages arrachées au célèbre carnet de Villard de Honnecourt, un maître d'œuvre du XIIIe siècle, célèbre pour ce fameux calepin renfermant de nombreux croquis d'architecture, à présent conservé à la Bibliothèque Nationale de France. Sont impliqués, plus ou moins directement dans cette intrigue, les Compagnons du devoir, une antique secte ayant des accointances avec le nazisme et mon tout tourne autour d’une théorie fumeuse, celle de la Terre creuse !

Tous ces éléments de l’intrigue sont basés sur des réalités (débiles mais qui existent néanmoins) longuement documentées dans le roman et l’on voit que l’écrivain a beaucoup travaillé pour faire ces recherches. Sûr que cela est bien amusant et inquiétant puisque réel mais c’est à peu près tout ce qu’on peut retenir de ce livre.

Le suspense est très mince, les scènes fortes sont très rares (une chignole dans le crâne par-ci, par-là) et l’intrigue se dilue dans d’interminables explications de textes (le mec a bossé, faut que ça se sache !), elles-mêmes noyées dans les tourments sentimentaux d’Ari. Pourquoi les thrillers se doivent-ils d’être longs ? Est-ce dans leur cahier des charges ?