Une saison à Longbourn de Jo Baker

Par Mrs Turner @mrsturner6259

Éditeur : Le Livre de Poche
Pages : 456 pages
Parution : 1 Avril 2015
Tome : 01/01
Format: Poche
Genre: Romance, Historique
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L’histoire:

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Figures de l’ombre dans Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des personnages à part entière qui, du matin au soir,
astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons.

Et pendant que les cœurs s’emportent à l’étage, ce que les domestiques font au secret de leur cuisine n’appartient qu’à eux… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

Mon avis:

Des austeneries, soit des réécritures des œuvres de Jane Austen, il y en a une petite collection aujourd’hui dont j’en ai lu certaines. Ici, Jo Baker avec « Une saison à Longbourn » nous offre un nouveau point de vue. On se retrouve dans l’univers de « Orgueil et Préjugés », mais on peut dire du côté des coulisses.

Dans cette intrigue, nous découvrons donc les dessous du quotidien des occupants de la maison Bennet : soit des propriétaires et de leurs cinq filles à marier, mais aussi des domestiques. Et ce sont ces derniers qui guident notre chemin. On fait la connaissance de Mr et Mrs Hill qui sont au service de la famille depuis des années, Sarah la femme de chambre, Polly la jeune bonne, et James le tout nouveau valet. Tout ce petit monde se lève aux aurores avant le famille, pour que tout soit prêt dès leur réveil. Et autant dire qu’il y a des surprises…

Ce roman nous apporte un peu d’originalité comparé aux autres austeneries. A travers l’œuvre de Jane Austen, on en découvre plus sur le quotidien et le dur labeur des gens de maison. Entre rallumer le feu, nettoyer les cuisines, préparer les repas, brosser les chevaux, lessiver, cureter, repasser, servir… les tâches n’en finissent pas. Malgré le peu de répits qu’ils ont, et le peu de reconnaissance, il y a aussi des histoires d’amour… On y parle également de thèmes forts comme l’esclavage et le sort des domestiques, ou l’impact des guerres napoléoniennes. On s’attache aux personnages, et on se laisse surprendre par les secrets et les non-dits. Deux mondes se côtoient, avec des préoccupations et des conditions bien différentes. Et comme dans « Orgueil et préjugés », ici c’est principalement Sarah qui tient les rênes du récit.

Une lecture sympathique, qui fait penser à la série télé Downton Abbey, qui m’était justement en lumière les deux milieux.