Avis en vrac | Coup de cœur, Apocalypse et champignons

Par Wonderbooks

Yo ! 

Vous connaissez la chanson : pendant les vacances, pas de c'est lundi parce que je suis censée être plus présente pour vous chroniquer des trucs. (en théorie, en théorie…) Sauf qu'il s'avère que dernièrement, j'ai eu un coup de cœur mais je ne pouvais pas en parler en chronique parce que clairement, moins en sait sur ce bouquin, plus on l'apprécie. Puis, comme j'avais lu d'autres choses qui pouvaient potentiellement vous intéresser, eh bah c'est parti pour un nouvel avis en vrac

Oui, oui c'est bien moi qui est écrit cette intro : elle est courte hein ? 


Les enfants des Feuillantines - Célia Garino

Sarbacane (2020) - 468 pages 
Bienvenue aux Feuillantines.Nous sommes dans une maison normande, secouée par les vents et surtout par ses habitants : la famille Mortemer. L'aînée des Mortemer, c'est Désirée. Elle a 24 and et sept enfants à sa charge. Dans cette maison, il y a : un perroquet malpoli, des tunnels à creuser, un cochon, des additions ratées, un piano désaccordé, un lapin mollasson, une grand-mère en fauteuil...Bref, aux Feuillantines, il y a cette famille qui ne demande qu'à être aimée, et que toi, lecteur, lectrice, vas rencontrer.


Je ne veux pas être putaclic : je vous ai vendu un coup de cœur, voilà le coup de cœur ! J'avoue qu'avec sa couverture, il m'aurait pas franchement attirée. (contrairement à de beaucoup de gens, je ne suis pas une grande fan du jaune créature de l'ombre yeaaaaah ) MAIS il a suffit que la pétillante Alex bouquine en prada ne tarisse pas d'éloge à son sujet dans un update lecture pour qu'il finisse dans ma Wishlist. Et j'ai encore bien fait de l'écouter, car ce bouquin est sacrément bon. Les Feuillantines, c'est d'abord 3 sœurs au destin tragique (pas le seul destin tragique de cet update lecture d'ailleurs : rendez-vous au prochain roman) : une qui s'est suicidée, l'autre partie au bout du monde sans donner de nouvelles et la troisième internée dans un hôpital psy. A elles 3, 8 enfants dont Désirée, l'aînée, responsable de ses sept frères et sœurs + cousins/cousines. Avec une histoire qui commence de telle façon, comment aurait-je pu me douter que ce roman est en fait tout le contraire de déprimant ? On ne peut que s'attacher à cette petite fratrie hyper lumineuse, touchante. Chacun des enfants a SA personnalité, SA façon de voir les vies, SES soucies. Les Enfants des Feuillantines, c'est aussi un roman moderne qui aborde plein de thématiques actuelles de manière juste. Par exemple, le harcèlement scolaire, l'amour, l'amitié, le besoin d'une figure parentale, la popularité...Tous ces éléments rendent cette fresque familiale absolument incroyable : j'ai été totalement emportée par le roman, tellement que ce fut un véritable crève-cœur de quitter les personnages à la fin. Bref, je vous demande une seule chose : lisez le putaiiiiiiin, surtout si vous aimez les autres sagas familiales comme Quatre sœurs ou Sauveur & Fils. ♥
Chroniques de la Terre d'Airain, T.1 : Les Poisons de Katharz - Audrey Alwett

ActuSF (Bad Wolf) - 410 pages Le Prince Alastor n’apprécie pas qu’on l’appelle « l’Indolent » (vraiment, les gens sont méchants). Pour régler la question, le Sénateur Mâton le persuade de détruire Katharz. Voilà une guerre qui sera vite gagnée !À Katharz, la ville-prison où la Trisalliance déverse chaque année ses indésirables, la situation est intenable. Ténia Harsnik, la tyranne en place, est obsédée par un nombre, celui des habitants qui vivent entre ses murs. En aucun cas, il ne faut dépasser les cent mille, car alors CE qui dort sous la ville SE réveillerait. Si cela se produisait, rien ne pourrait L’arrêter, sauf peut-être Dame Carasse… Mais la sorcière la plus puissante de la Terre d’Airain, à ce qu’elle raconte, semble bien plus préoccupée par son bizarre apprenti que par le destin du monde. D’ailleurs, la ville ne compte que 99 500 habitants. Ce n’est pas comme si l’apocalypse était dans un mois… pas vrai ?Voici le deuxième roman de ce petit Avis en vrac et comme je suis heureuse de lui avoir laissé sa chance ! Il faut dire qu'après ma lecture du truculentissime Magic Charly, j'avais plus qu'envie de retrouver la plume d'Audrey Alwett et autant dire qu'avec Les Poisons de Katharz, cela s'est fait à merveille ! Si je devais qualifier cette lecture en un mot (ce qui est beaucoup moins compliqué que de me qualifier moi-même en un mot), je dirais "divertissante". On peut prendre divertissante dans le mauvais sens du terme, comme "Ouais c'est bien pour se détendre mais pas fou". Alors, que les Poisons de Katharz, c'est de l'excellent divertissement avec de l'humour noir, du cynisme, des meurtres et des créatures fantastiques. (trouve l'intrus) On ressent clairement que l'autrice s'inspire de Terry Pratchett (rien qu'avec le prologue avec un ange et un démon qui débattte sur l'apocalypse, ça rappelle De bons présages). Mais loin d'imaginer un Disque-Monde bis, l'autrice est parvenue à s'approprier ceux qui fait le succès des romans du défunt auteur pour le mettre dans un univers délectable imaginé par ses soins. Je ne dirais pas que c'est un coup de cœur, car je ne sais pas si c'est mon cerveau de limace mais j'ai trouvé que certains passages étaient moins bien écrits avec un style un peu trop oral pour être écrit. Mais heureusement : cela n'a pas trop entaché ma lecture qui s'est déroulée à merveille. Je me suis énormément attachée aux différents protagonistes. Bref, une très très belle découverte que je dois en partie à Ewylyn donc merci à elle ! 
                                                    
 
              Seconds - Bryan Lee O'Malley
Dargaud - 336 pages 
Alors que Katie, chef de cuisine renommée est sur le point d’ouvrir un deuxième restaurant – le sien ! – les problèmes débarquent : l’ouverture est compromise, ses amours battent de l’aile, son ex réapparaît et, pour couronner le tout, sa meilleure serveuse se blesse. Katie a clairement perdu le contrôle : si seulement elle pouvait tout effacer et recommencer à zéro ! Ce dont elle a besoin, c’est d’une seconde chance. Tout le monde y a droit, après tout. Mais encore faut-il savoir en faire bon usage…







Changement de cap : direction les romans graphiques avec une grosse briquasse ! (particulièrement efficace pour tuer quelqu'un. D'ailleurs, je me la suis fait tomber sur le pied, je peux vous jurer que la douleur est toujours là). Pour ma part, le nom de Bryan Lee O'Mallley ne me disait rien mais peut-être que les âmes geek le connaissent pour les Scott Pilgrim. Il n'en est pas moins que j'ai beaucoup aimé ma lecture !Le style graphique est assez original, comme vous pouvez le voir ci-dessous : on se croirait dans un jeu-vidéo ! (ça fait un peu phrase de boomer, mais c'est clairement mon ressenti). Ou alors, les gros yeux des personnages rappelle un peu les vieux mangas du type Astroboy (est-ce que j'ai vraiment 15 ans, telle est la question 😝). En tout cas, ça ajoute un côté un peu dessin-animé retro à l'histoire et j'ai bien aimé. L'ambiance est très crée cocoon et idéale pour la saison : l'intrigue se déroule au Canada donc entre la neige, les forêts, les bâtiments en brique et le feu qui crépite dans la cheminée : on s'y croirait ! (plutôt pas mal en ce moment étant donné que les frontières du pays sont fermées). Le côté fantastique est assez léger (avec des champignons qui permettent de revenir en arrière : même si le concept a quelque chose de douteux, I'am faaaaaaaaaan) mais il s'incruste bien dans le récit. Pour le coup, les personnages sont clairement pas intéressants. Ils rentrent parfaitement dans des petites cases, ce qui accentuent le côté humoristiques du bouquin mais c'est franchement tout. La moral finale est attendue et vieille comme le monde (sur le destin et le fait de ne pas pouvoir le contrôler). Mais à vrai dire, en tant que personne un tantinet trop control-freaks, j'avoue que je me suis sentie visée. 😬Bref, un roman graphique plutôt sympatoche ! Aucun doute que vous passerez un bon moment avec. 


Juste un peu de cendres - Thomas Day (scénario) et Aurélien Police (dessins)

Glénat - 128 pages 
Ashley Torrance, dix-sept ans, a un secret. Elle voit des choses dont les autres n’ont pas conscience. De ses yeux vairons, elle peut déceler la véritable nature de certains individus. Derrière leur apparence humaine se cachent des êtres effrayants liés entre eux par des filins de cendre et comme habités par un feu obscur. Qui sont ces monstres et quel est leur but ? Sur internet, Ash rencontre Bruce et Sunny, des jeunes gens qui partagent le même pouvoir. Ensemble, ils décident de prendre la route pour retrouver un dénommé Pilgrim. Le seul qui semble savoir la vérité.Entre road-movie à la Stephen King et fable d’apocalypse crépusculaire, Juste un peu de cendres est un récit à la fois violent et mélancolique, formant le miroir de la société de consommation américaine et de la décadence humaine. 
TW : Certaines planches peuvent choquer ! 

Pour clôturer cet AEV, parlons d'une collaboration entre deux talentueux bonshommes : d'un côté, le scénariste de la très bonne BD Wika (message subliminal à moi-même : BOUGE TES FESSES POUR LIRE LA SUITE) et de l'autre, un illustrateur de talents auquel on doit notamment certaines couvertures de livres chez Scrineo et FolioSF. Et franchement, it's a great comic ! 
Bon, je vais pas vous mentir : si ce comics vaut le coup, c'est en grande majorité grâce aux illustrations d'Aurélien Police qui sont sublimissimes ! Accrochera qui accrochera mais personnellement, j'aime beaucoup son univers graphique très sombre mais vraiment séduisant et réaliste. Quand au scénario, j'ai beaucoup aimé l'ambiance assez sombre qui s'en dégage mais j'avoue avoir été très déçue par la fin du récit. (grrr les fins ouvertes…. 😬)Vous l'aurez compris : cette lecture vaut le coup rien que pour le plaisir des yeux ! ♥Eh oui cet avis en vrac touche déjà à sa fin (bouhouhouuuuuu) mais allez, quittons-nous sur une bonne nouvelle : je reviens très bientôt pour une petite chronique des familles En attendant je vous envoie plein de loves et j'espère que vous faîtes de belles lectures ! 😘