L'après continue de se dessiner avec Buffy qui revient à Sunnydale mais qui subit de plein fouet les conséquences de l'event. Jordie Bellaire continue de donner sa voix à cette nouvelle série Buffy The Vampire Slayer.
Parfois, il faut savoir faire des choix comme celui de dire "stop, j'arrête". Et c'est ce que je vais faire maintenant : "stop, j'arrête de lire cette nouvelle série Buffy"... en fascicule parce que, soyons francs, j'aime quand même bien ce que je lis malgré les défauts.
Le fait est que je pensais arrêter la série avant Hellmouth. Et puis l'event liant à la série Angel - que je trouve fantastique - et la présence de David Lopez aux dessins m'ont motivé à rester. Le précédent épisode était quant à lui excellent, chose que la série de Bellaire n'avait pas réussi à faire depuis son lancement. Mais, c'est en toute logique que j'arrête.
J'arrête aussi parce que je lis BEAUCOUP de comics par semaine et je n'arrive pas/plus à suivre la cadence. Certainement les conséquences à nous de notre event du monde réel, le confinement, qui m'a fait prendre le temps de lire des albums et/ou des comics sans me dépêcher pour vider ma pile de la semaine. C'est un certain plaisir... Et, autant dire que si j'étais heureux de voir de nouveaux fascicules arriver dans les comic shops, je n'ai pas eu le même plaisir à retrouver ce titre.
Pourtant, Bellaire prend le temps d'installer des choses dans cet épisode : Buffy retrouve Robin, découvre ce que son absence à coûter à ses ami·e·s, et qu'elle a été plus ou moins remplacée. C'est un coup dur pour notre héroïne et cela utilise bien ce que la scénariste a mis en place jusque-là même si je trouve les fondations un peu bancales et que l'affect qu'on peut ressentir pour les personnages est souvent plus lié à ce qu'on connait d'eux dans la série TV.
Je pourrais encore critiquer que la scénariste va un peu trop vite en besogne à la fin en nous emmenant une figure que nous connaissons bien mais, faut l'avouer, c'est intrigant. Et, ce n'est vraiment pas ça qui me donne envie d'arrêter. Peut-être la déception de voir que ce numéro n'est pas aussi bon que le précédent.
Mon autre déception vient de la partie graphique prise en charge par Julian Lopez et Moisés Hidalgo qui proposent pourtant de jolies choses mais ça a un peu tendance à manquer d'âme. Le premier va même jusqu'à reproduire le visage de Sara Michelle Gellar mais cela fait roman-photo plus que bande dessinée. En tout cas, ce n'est pas du niveau de Dan Mora, de David Lopez ou de Rosemary Valero-O'Connell, et c'est dommage.