Pour faire un pas, il vaut mieux t’asseoir et réfléchir.

Par Grandiravecleslivres

Pour faire un pas, il vaut mieux t’asseoir et réfléchir. Après avoir vu comment passer de l’idée à la décision. Maintenant, je t’explique la seconde étape comment élaborer ton projet, je vais également te dire où en est le mien. Car tu auras besoin de savoir exactement ce que tu veux faire, afin de pouvoir démarrer ton business plan.

Tu as sans doute remarqué que j’aimais faire les choses à l’envers des autres. Comme je te le disais dans mon précédent article concernant mon projet, j’ai ouvert le blog et parlé de mon projet d’ouvrir un salon de thé librairie avant même sa réalisation finale, alors que les autres commencent dans l’autre sens.


Depuis, on m’a donné deux “précieux conseils”, ce n’est pas moi qui le dis, ce sont mes conseilleurs.
_ le premier : créer un business plan grâce à l’aide d’un expert.
_ le second : trouver d’abord un local.

Je vais bien évidemment suivre ces deux conseils. Mais il m’a semblé plus important, dans un premier temps de réfléchir à des préoccupations plus futiles, et qui pourtant donnent, à mon cerveau,  l’impression d’un projet plus crédible.

Pour faire un pas, il vaut mieux t’asseoir et réfléchir.

Je ne remercierais jamais assez Coco le corona, et son maudit confinement qui m’a imposé de ne pas me précipiter. Moi, un bélier !

Oui, oui, pour une fois, j’ai pris le temps de réfléchir avant de foncer tête baissée.

Ma solution ne conviendra pas à tout le monde, et pourtant, à mon avis, tu devrais commencer par là.

Ta décision est prise, tu vas ouvrir ton café librairie, ou salon de thé librairie, etc… Peu importe le concept.

Alors voilà, dès que j’ai été sûre de moi, je n’ai pas commencé par taper à toutes les portes, pour trouver un quelconque conseillé, ni même commencé par visiter toutes les boutiques à louer des alentours.
J’ai décidé de m’asseoir et de me projeter dans ce fameux salon de thé librairie, afin de le conceptualiser.


En d’autres termes, c’est là que tu vas décider de ce que tu as envie de proposer. Penches-tu pour une librairie traditionnelle avec un choix généraliste ? Où as-tu envie de ne proposer que des lectures philosophiques et de développement personnel, ou bien encore souhaites-tu t’orienter dans le polar et le suspens ?

Pour ma part, je veux me spécialiser à 80 % dans le domaine de la littérature jeunesse. Les 20 % restants étant pour les livres adultes. Pourquoi ? Pour donner envie aux jeunes de découvrir aussi cette dernière, ainsi que de donner aux adultes les accompagnants de quoi trouver leur bonheur. D’autant plus que je vois mon activité composé en trois axes. L’activité salon de thé, l’activité librairie, ainsi que la lecture sur place avec de délicieuses boissons à volonté pour accompagner ces temps de lecture.

Pourquoi commencer par définir les services que tu souhaites apporter ?

En sachant exactement ce que tu souhaites apporter à ta future clientèle, tu pourras mieux, le moment venu, sélectionner ton local. Plutôt proche d’une université, ou du centre-ville. As-tu besoin d’une grande superficie, ou au contraire une petite boutique cosy fera parfaitement l’affaire. Tout ce travail de réflexion en amont, te permettra donc de gagner un temps fou le moment venu. Il t’évitera de te déplacer pour des locaux hors secteur ou trop petits, ou trop grands.

Et pendant qu’on y est…

Pendant qu’on y est, une autre non-priorité sur laquelle je me suis attardée, c’est le point de la déco.


“Ca sert à rien t’as pas le local” me dira conseilleur numéro 2.


Ok, mais le prix de la déco dite de récupération est loin de valoir le même prix que la déco dite de design. De toute façon, vous aurez besoin de vous pencher sur la question au moment d’élaborer votre business plan et de demander les éventuels crédits. Autant y penser tout de suite.
Pinterest est un bon outil pour ça. Je te laisse aller voir mon tableau idée déco salon de thé librairie si le cœur t’en dit.

Un autre point futile, indispensable.


Ce n’est pas le tout, mais qu’est-ce qu’on mange ?

Comptes-tu servir à manger le midi et/ou le soir ? Ou préfères-tu ne servir que des pâtisseries pour accompagner tes gâteaux ? Salades, panini ou plutôt des plats en adéquation avec ton thème ?


As-tu besoin de t’entraîner ou maîtrises tu parfaitement ta future carte ?


Niveau dessert, plutôt pâtisserie de conservation, ou as-tu besoin d’un CAP de pâtissier afin de proposer également des pâtisseries fraîches, car ta recette d’île flottante est à tomber !

En un mot de quoi auras-tu besoin comme équipements ? À combien d’après toi s’élève, le budget de ce dernier ?

Encore une question qu’il te faudra maîtriser au moment d’élaborer ton business plan et de demander des crédits.


En tant que serveuse, tu te doutes bien que je mange très peu chez moi. Par contre j’ai développé un palais très exigeant. Alors si je n’ai pas encore trouvé ma carte parfaite, je fais plusieurs essais, afin de trouver le style qui me conviendra et sera en adéquation avec ma future activité. Une fois de plus, je me suis inspirée de Pinterest pour la future carte, mais également pour une éventuelle déco vaisselle, eh oui, un autre budget à prévoir. Une petite astuce, commence à collectionner tes tickets de caisse. Ils te seront précieux lorsque nous aborderons la partie budget.

La plus grosse bêtise de ma vie

Puisque j’ai évoqué brièvement la question du budget, j’y reviendrais plus en détail dans un prochain article. Il faut que je te parle de la plus grosse bêtise de ma vie, surtout pour t’éviter de faire la même.


Figures toi que depuis toute petite, j’ai toujours gardé mes livres. “Mon précieux” comme dirait Goullum (Cf: le seigneur des anneaux), et cela, jusqu’à mon dernier déménagement, il y a quelques années. Imagine combien une boulimique de lecture peut accumuler de livre dans toute une vie. J’ai arrêté de compter à 1500.


Seulement, à l’heure d’aujourd’hui, il ne m’en reste que 244 en comptant les numériques !


Or, je vous rappelle que je souhaite installer un coin lecture, dans ma tête cela veut dire, que je mets à disposition des livres. Mais quelle idée m’a prise de donner pratiquement la totalité de ma bibliothèque ! Oui oui donner, car le pire dans l’histoire, c’est que je ne les ai même pas vendu, si encore ça avait été le cas…

Comme j’évoquais les questions financières, je viens en plus d’apprendre que ces fameux livres auraient constitués ce qu’on appelle un apport personnelle. Malheureusement, je ne le savais pas, sinon tu penses bien que je les aurai gardés.

Noter tes idées, pour faire du tri dans ta tête.

Maintenant que dans ta tête tout est ok, il est peut-être temps de tout noter. Décris le concept tel que tu le souhaites dans ses moindres détails, d’une part cela permettra à tes interlocuteurs de constater que tu sais où tu vas, et que tu as bien réfléchi, que tu ne te lances pas à la légère.

De plus, tu auras besoin de tout cela au moment de l’enregistrement. (encore du temps de gagner ).

Je te laisse libre d’adapter ton plan comme il te convient.

Pour ma part, j’ai commencé à parler de façon très généraliste de mon projet. Puis j’ai pris chacun des points, un par un.

Exemple : je souhaite monter un salon de thé librairie, spécialisé à 80 % dans la littérature jeunesse. Ce dernier se composera de trois axes principaux, le salon de thé à proprement parler, un espace librairie à 90 ou 95 % de livres neufs, et d’un espace dédié à la lecture, où les livres pourront être lus sur place. Je ne refuse pas non plus l’idée de vendre également des produits dérivés, d’autant plus que les goodies dans la littérature jeunesse sont courants. Mais ce ne sera en aucun cas une activité principale, juste un apport supplémentaire, et à condition que ces derniers soient en adéquation avec le style de la maison. De plus, je compte mettre en place fréquemment des activités événementielles.

Voilà pour la description générale.Ensuite je reprends chaque point que je développe plus spécifiquement.

Dans la dernière catégorie, par exemple, je précise que je peux pour cela m’appuyer sur un solide carnet d’adresse, comportant autant d’anonymes experts dans un domaine précis, comme l’écriture, tu serais surpris de voir le nombre d’adolescents souhaitant se lancer. La question que j’entends le plus fréquemment lors des tables rondes, “comment êtes vous devenu écrivain ? Que faut-il faire ?”
Également des experts en techniques de coloriage, en illustrations, en collages, etc. Sans oublier les auteurs eux même. Parmi ces derniers, je sais qui se déplacera gratuitement, ceux qui demanderont les frais de déplacement, et ceux qui ne viennent que moyennant une indemnisation.

Pour te donner un autre exemple, j’ai marqué dans la partie générale que la librairie se composera à 90 ou 95 % de livres neufs, car je compte faire de temps en temps des braderies sur les livres mis à disposition dans la salle de lecture, afin de les renouveler, et préserver ainsi la qualité de cette dernière.


J’aurais bien aimé te donner plus de détail sur la partie salon de thé, notamment sur la carte, mais à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai encore rien décidé de concret, comme je te l’ai expliqué brièvement plus haut, je ne sais pas encore ce que je proposerais sur la carte salée. De plus je n’ai pas non plus pris ma décision définitive sur le fait de passer ou non un CAP pâtisserie. Surtout que je connais un très bon blog, qui peut m’aider à obtenir ce dernier en candidat libre. Je réfléchis également à la possibilité de déléguer cette partie, car mon expérience dans ce domaine consiste à manger surtout ce que les autres élaborent, et préparer la recette du gâteau au yaourt de ma grand-mère que j’arrange à toutes les sauces.
C’est pourquoi à l’heure où j’écris ces lignes, tu ne trouveras pas de tableau Pinterest sur les desserts. Je vais me pencher sur la question dans quelques jours.

Des saveurs et du goût

Même si je n’ai pas encore élaboré de carte, je suis sûre de plusieurs facteurs. Je ne veux utiliser que des produits frais. Le plus souvent issus de producteurs locaux, ce qui veut dire que ma future carte sera adaptée aux saisons. Mettre le maximum en avant les spécialités de la région. Alors évidemment il y aura beaucoup de préparations avec du chèvre ! Le Berry est quand même le pays du chèvre par excellence, entre le crottin, le Valençay et le Pouligny-Saint-Pierre. Bien entendu, il y aura également des lentilles !


Pour tout vous dire, il y aura même du vinaigre de cidre et du jus de pomme artisanaux que j’utilise déjà grâce à un producteur local.


Un autre point auquel je tiens énormément, c’est l’originalité et la personnalisation de ma gamme de thé. Je n’ai jamais été très douée pour les études, en revanche, j’adore apprendre (chercher l’erreur !) du coup, je me suis souvent formée en autodidacte. Devinez quoi ? Une de mes formations a justement porté sur le thé. Je suis en train de peaufiner mes trois premiers produits. Pour ce faire, je suis partie des caractéristiques de trois personnages de la littérature jeunesse, c’est ainsi que vous pourrez bientôt déguster le “Cendrillon”, le “Pinocchio” et le “Alice au Pays des Merveilles”.

Les points forts en avant, et pallier les points faibles.

Si vous voulez que votre future entreprise fonctionne, votre passion pour la lecture et/ou la pâtisserie ne suffira pas. Il vous faudra vous appuyer sur vos points les plus forts. Si je reprends mon propre exemple, mes points forts sont la persévérance, mes connaissances du milieu alimentaires et du service de restauration, un palais exigent, un solide carnet d’adresse. Une bonne base de connaissance du thé. Un CAP, hébergement 1ère génération. Il était le mélange des CAP hébergement hôtelier et du CAP commercialisation et services en hôtel-café-restaurant, actuels.


Mes points faibles sont un manque de pratique de la pâtisserie et de façon générale des desserts. Mon café filtre est une horreur ! Je peux pour compenser ses deux gros points faibles, embaucher du personnel qualifié.
Dans le cadre de la pâtisserie, proposer une carte de pâtisserie de conservation, ou passer un CAP pâtissier en candidat libre.


Pour le café, je pourrais très bien invertir dans une machine à dosettes, comme celle que j’utilise au travail, ou passer une formation Barista, j’avoue que cette dernière me tente bien. Elle me tente même plus que le CAP pâtissier.

Un dernier conseil :

Munissez-vous d’un carnet avec intercalaire, dans lequel vous inscrirez toutes vos idées, et/ou conseils, etc.
Le mien se compose d’une vue générale d’un côté, puis d’une vue plus spécifique sur le salon de thé, d’une vue plus spécifique sur le coin librairie, notamment les maisons d’éditions que j’ai envie de promouvoir, etc. Puis les deux dernières séparations, concernent la carte. Idée testée, et un coin pour mes recettes.


Si vous ne trouvez pas de carnet avec intercalaires, il vous suffit de corner quelques feuilles, afin d’imiter ses derniers.


Dans le prochain article, je te parlerai de l’étude de marché.

L’article Pour faire un pas, il vaut mieux t’asseoir et réfléchir. est apparu en premier sur Grandir avec les livres.