Green lantern rebirth : quand hal jordan fit son grand retour

Par Universcomics @Josemaniette
Celles et ceux qui ont commencé à lire des comics lors de ces dernières années auraient peut-être bien du mal à imaginer l'univers des Green Lantern sans Hal Jordan. Mais celui qui est de l'avis général le "plus grand de tous" n'a pas toujours été là pour défendre haut et fort le Corps des Lanternes. Il a même cédé devant l'entité qui symbolise et se nourrit de la peur, Parallax, au point de devenir un des pires vilains de l'univers, avant de mourir, et fusionner avec le Spectre, une sorte de justicier métaphysique en quête de vengeance.  C'est en 2004 que DC Comics se décide à ramener Hal Jordan sur le devant de la scène, dans son véritable costume vert. Cela dit, pas facile de faire revenir un mort, un personnage qui depuis hante les sphères éthérées, sans que ça soit un simple escamotage racoleur, pour vendre quelques copies. Geoff Johns va s'atteler à la tâche, et produire une mini série particulièrement intéressante, qui va redéfinir le concept même de Parallax, éclairer certains points de la mythologie des Lanternes (l'impureté jaune), et rendre à Hal une place en chair et en os au sein de ses amis de la Justice League. Il faut dire que les débuts ont de quoi poser bien des questions, et aiguiser l'intérêt du lecteur en quête de mystères... Kyle Rayner échoue sur Terre, après s'être pris apparemment une sacrée rouste, et en marmonnant des propos concernant... Parallax. Une partie de la ville de Coast City, rasée au sol par Mongul des années auparavant, semble revenue du néant, en particulier l'appartement d'un certain Hal Jordan... Guy Gardner lui voit son corps imploser dans un musée à la gloire des héros, et seule la statue de Hal Jordan Green Lantern reste debout après le désastre... Il y a quelque chose de bien sournois là-dessous, vous ne trouvez pas?

Geoff Johns répondra à toutes vos questions, même à celles que vous ne vous posiez pas forcément! Voilà comment on replace un héros au centre de la scène, sans une excuse tirée par les cheveux, du genre "pardon, c'était mon clone". En plus cela inclut aussi de donner une importance fondamentale à Sinestro, ici un dingue dangereux, filiforme, au crâne démesuré, animé par une haine inextinguible et enfin à même de percer les mystères et par la même accéder à toute la puissance de son anneau jaune. En face, la Justice League et tout particulièrement Green Arrow et Kyle Rayner ne font pas le poids, avec un Sinestro dans cette forme, une entité aussi incontournable que Parallax, la manière dont elle a infiltré la Lanterne centrale d'Oa, dont elle a envahi l'âme d'Hal Jordan, au point de lui blanchir les tempes, avant de l'emmener vers une descente infernale... On rembobine la cassette, et tout devient clair, dans ces six numéros qui redéfinissent l'univers des Green Lantern, pour le lecteur du XXI° siècle. En bonus, très bonne pioche au dessin avec Ethan Van Sciver. Certes, nous tenons là un des pires partisans de Trump, qui a parfois flirté imprudemment avec des idées d'extrême droite, au point de signer ces oeuvres avec un logo tendant vers la svastika...mais en tant qu'artiste, si on se focalise sur son trait, nous tenons là un travail excellent, réaliste, plastiquement dynamique, fouillé jusqu'au fond des cases. Aujourd'hui encore ce Rebirth là reste une des étapes indispensables dans la carrière d'Hal Jordan et des grands héros Dc, et devrait figurer logiquement dans toute comicsothèque qui se respecte. 


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