Sorti il y a quelques temps déjà, la série Wolverine est un peu un événement pour les fans du personnage puisqu'il s'agit de sa première solo depuis 2014. Ainsi Dawn of X devient le prétexte idéal pour en relancer une. Et c'est Benjamin Percy, Adam Kubert et Viktor Bogdanovic qui s'y collent.
Autant ne pas trop tourner autour du pot et jouer carte sur table, à la base je n'avais pas spécialement envie de parler de ce premier numéro tellement je me suis ennuyé à sa lecture. Mais, avec le confinement, je range ma bibliothèque, je retombe dessus, et je me dis que c'est aussi une bonne occasion de nourrir le site en vous expliquant pourquoi je n'ai pas aimé cette lecture.
Je ne suis pas forcément la cible d'une série Wolverine. J'aime beaucoup le personnage au sein des X-Men mais, je n'ai jamais trop accroché à ses histoires solo. Cela ne veut pas dire que je rejette tout en bloc ; le début de la série écrite par Larry Hama et dessinée par Mark Silvestri était mortelle par exemple, mais il y a plus de choses qui m'ont déplu que plu sur la tonne d'épisodes sortis. Il faut dire que les scénaristes sont souvent peu inspirés proposant principalement deux types d'histoire autour du personnage : soit une histoire liée au passé de Wolverine - à savoir tout ce qui a pu se passer avant qu'il rejoigne les X-Men, soit une qui pourrait être une histoire des X-Men mais qui met un peu plus Logan en avant. À croire que Benjamin Percy a joué au Bingo et a décidé de cocher ces deux cases.
La première histoire, celle dessinée par Adam Kubert et colorisée par Frank Martin, est une histoire de X-Force ni plus ni moins. Certes le focus est sur Wolverine, il a même le droit à un moment un peu personnel en buvant un coup avec Kate Pryde, mais cela reste une histoire de X-Force avec un trafic de drogues lié aux activités de Krakoa. Certes, le nouveau contexte des séries X-Men amène à ce genre d'histoires mais, justement, c'est plus dans la série de l'équipe de Jean Grey que j'aurais préféré la lire. Du coup, j'ai pas l'impression que Wolverine serve à autre chose que d'être un vecteur qui nous emmène d'une scène à une autre. Limite, l'agent de la CIA qui traque le trafic de cette nouvelle drogue, a plus d'importance que Logan. En tout cas, cela reste assez joli malgré des idées de découpage assez étranges de la part de Kubert.
La seconde histoire, celle dessinée par Viktor Bogdanovic et colorisée par Matthew Wilson, envoie Wolverine à Paris à traquer des vampires dans les Catacombes. Si cette intrigue n'a aucun lien avec le passé de notre héros, elle l'aura puisque Omega Red joue un rôle important dans tout cela. Là, j'ai vraiment l'impression d'avoir déjà lu cette histoire. Et puis, les dessins de Bogdanovic - qui s'inspire beaucoup de Greg Capullo - ne sont pas géniaux. Il y a de belles compositions mais les cases sont souvent vides. Même le travail qu'il demande à Wilson, un excellent coloriste pourtant, est en-deçà de ce qu'il sait faire.
Le bilan de ce premier épisode est, pour moi, plutôt négatif. Percy ne prend aucun risque d'un côté... même si je pense qu'il est un peu bridé parce qu'il ne peut pas dévoiler certains éléments devant suivre à la lettre le plan de Jonathan Hickman, l'architecte de Dawn of X. En tout cas, je ne vais pas continuer de suivre la série.