Une vie a été lu avec le club de lecture pour le mois de septembre 2019.
À l’âge de 16 ans, Simone est déportée à Auschwitz avec sa mère (qui y décède) et l’une de ses sœurs. Elle survit à la faim, au froid, aux maladies, à la marche de la mort. Par la suite, elle rencontre des difficultés à parler des camps de concentration et d’extermination avec ceux qui n’ont pas vécu la déportation et qui, parfois, ne veulent même pas évoquer le sujet. Simone retrouve des membres de sa famille, se reconstruit, reprend ses études, rencontre Antoine Veil, se marie, a trois enfants, devient magistrate, ministre de la santé (là où elle se voit confier le lourd dossier de la loi sur l’avortement), présidente du parlement européen, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et membre du Conseil constitutionnel français.
« Le principe de réalité entrave l’initiative et l’action. »
Madame Veil conjugue sa vie d’épouse et de mère avec sa carrière. Elle rencontre de hauts personnages en dehors du gouvernement français (Nelson Mandela, Margaret Thatcher, le couple Clinton, entre autres). Elle constate des inégalités, reconnaît ce qui va et ce qui ne va pas en France, s’occupe de la condition des femmes incarcérées, est scandalisée par l’étendue du SIDA, surtout en Afrique et assiste à la chute du mur de Berlin
« L’usage est demeuré de n’évoquer que ce qui ne va pas. »
« Il est toujours tentant de simplifier ; on désigne des responsables, des coupables, en faisant bon marché de réalités complexes. »
Présentation de l’éditeur :
Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.