La fille du puisatier est avant tout un film. Il a été tourné en 1940, d’où son contexte. Comme toutes les œuvres de Marcel Pagnol, il fut adapté en livre. L’ouvrage contient d’ailleurs des scènes qui n’apparaissent pas dans sa version filmée. Au moins l’une d’entre elles a été ajoutée par Daniel Auteuil lorsqu’il a décidé de transposer de nouveau cette histoire au cinéma : une des plus belles, celle dans laquelle Patricia informe son père qu’elle a « fait le péché ». Comme dans beaucoup d’écrits de Pagnol, cette histoire confronte la richesse à la pauvreté, la famille, l’amour, la liberté, la fierté à la condition de la femme, aux conventions de l’époque, à l’honneur. Plus que jamais Pagnol dit tout sans le dire, en messages mal codés. Pascal Amoretti, tout plein d’amour pur et de pudeur a droit aux plus belles répliques. Le chemin de ses mots fait des nœuds à la gorge. Car même si l’histoire appartient à un autre temps, il suffit de s’en souvenir régulièrement pendant la lecture et la dégustation est parfaite. Le pardon et l’amour triomphent, évidemment, c’est beau et bon !
Présentation de l’éditeur :
Pascal, le puisatier, est veuf. Cependant, entre son ami Félipe et sa fille aînée, la sage Patricia, qui élève ses jeunes sœurs, il est un homme heureux. Mais Patricia faute avec un bel aviateur qui part pour la guerre, et qui est porté disparu…