Waterwitch

Par Tatiana

Une fois que vous avez vu la sorcière, il n’y a pas de retour possible. Une fois que vous avez vu son visage, tout est fini.

⋅ Fantastique
⋅ Sorti en février 2019
Résumé

2/5

J’avais lu quelques chroniques assez mitigées sur ce roman avant de me lancer, donc je savais à peu près à quoi m’attendre… pourtant même avec ça, Waterwitch a réussi à me décevoir.

L’idée du roman est excellente mais c’est dans l’exécution que le bât blesse : l’auteure part dans tous les sens et mêle une histoire de sorcière à une histoire de fantômes à une histoire de démence à une histoire de bateau qui coule… beaucoup de choses sont soi-disant liées entre elles mais je n’ai pas eu cette impression de connexion, plutôt une impression de coïncidences juste là parce que l’auteure en avait envie. En plus de ça il y a beaucoup d’incohérences, tant au niveau de l’histoire que des comportements des personnages. Pas génial donc… On nous promet que le roman va faire peur, que c’est de la vraie horreur, mais personnellement je n’ai rien ressenti à part de l’ennui et une pointe d’agacement face à l’histoire d’abord, mais aussi aux personnages.

Aaaah les personnages, grande histoire d’amour avec moi ici. On se retrouve avec trois narrateurs, la première étant Emma qui débarque au Waterwitch. J’ai beaucoup aimé le fait qu’elle soit handicapée et en fauteuil roulant, c’est quelque chose qu’on voit très peu même actuellement en YA, mais impossible de m’attacher à elle parce que je la trouvais trop banale. Il y a aussi Jem, le seul garçon de l’histoire qui a réussi l’exploit de me casser les pieds du début à la fin et arrive à tout rationaliser comme si ce qu’il vivait était parfaitement normal, et vu les événements je t’assure que c’était vraiment frustrant. Enfin il y a Shell, la petite soeur de Jem, qui porte avec plaisir le cliché de la gamine folle que tout le monde croit malade psychologiquement, sans pour autant faire quoi que ce soit pour l’aider. Autant te dire que j’étais ravie (non) de vivre l’aventure avec ces trois-là.

Une autre chose qui m’a beaucoup gênée c’est la traduction du roman que je trouve particulièrement infantile, alors que c’est censé être du YA. J’ai eu l’impression d’avoir trois gamins de 10 ans en face de moi, c’était assez bizarre. Et je ne parle pas de la mise en page que je n’aime pas du tout : c’est écrit très gros, il y a des sauts de ligne partout (à chaque tiret de dialogue par exemple), on sort complètement des « codes » de présentation et personnellement ça me coupe dans ma lecture.

Bref, une déception.