Nevada – T 1 – L’étoile Solitaire

Par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

Chronique « NEVADA – Tome 1 – L’étoile Solitaire »

Scénario de FRED DUVAL, JEAN-PIERRE PÉCAU,
Dessin de COLIN WILSON

Genre : Western/Polar

Public conseillé : Ado / Adultes
Paru le 29 mai 2019, aux éditions “Delcourt”, 56 pages couleur, 14,95 euros

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Ça commence comme ça…

Fin des années 20. Un homme à moto traverse les grands espaces de l’ouest sauvage. Il arrive dans une petite bourgade, se dirige vers le saloon. Après avoir interrogé le barman sur la photo d’une fille, il monte les escaliers. La jeune femme est attachée sur le ventre, en petite tenue.
Il la détache… mais se fait insulter ! De plus, un gros balaise, habillé tout en cuir, sort de la salle de bain. Après l’avoir éliminé, il ramène de force la garce…
Il s’appelle Nevada Marquez et travaille pour le compte de Louise Hathaway, une productrice d’Hollywood. Son job ? Ramener les acteurs perdus dans le droit chemin…

Ce que j’en pense

L’équipe de “Wonderball” (Duval/Pécau au scénario et Colin Wilson au dessin) revient en force. Leur nouveau terrain de jeu : un subtil mélange entre l’Ouest américain, limite frontière mexicaine et Hollywood, la Babylone des années 20. Dans ce décors de Western, ils collent aux basques de Nevada Marquez, un privé qui résout les problèmes des studios. Quand une star s’oublie un peu trop dans les fêtes et ne réapparaît pas sur le plateau, on appelle Nevada. Avec ses connaissances et son côté cogneurs, il trouve où sont passés les vilains petits canards hollywoodiens…
Après une exposition rapidement réglée, Nevada doit prendre une plus grosse affaire en main. Un cow-boy d’opérette, aa star montante du Western, surnommé “l’étoile solitaire” a disparu pour faire la fiesta avec un cascadeur… Le voici sur la piste prêt à utiliser tous les moyens en sa possession…

Cette nouvelle série (composée de one-shot), commence carrément bien. Le mélange Western moderne/Polar hollywoodien donne un ton original qui mélange les genres. Le personnage de Nevada, pas charismatique pour un sou, mais d’une efficacité redoutable est en fait assez attachant.

Même si la résolution de cette première affaire est assez rapide et aurait mérité un peu plus de rebondissements à mon goût, l’ambiance générale et le dessin de Colin Wilson sont vraiment enthousiasmants. Moi qui apprécie les western, j’ai été servi ! ce dessinateur (qui avait largement fait ses preuves dans ce style) montre une maîtrise graphique de tout premier ordre. Les décors naturels, la poussière des chemins et les gueules des affreux bandits mexicanos, Colin se délecte et ça se sent !

Alors, partant pour un polar qui joue aux western ? Nevada est là pour ça !