PETITE INTRODUCTION
Je vous présente un nouveau type d’article : et si on discutait ? Le but est simple, parler de sujets qui me passent par la tête, d’échanger avec vous. Je n’ai pas la prétention d’écrire des chefs-d’œuvre, juste de mettre sur le papier ce que je pense comme si j’étais en train de vous parler de vive voix. Il sera alors tout à fait normal si parfois mes phrases son un peu en fouillis. Il n’y aura pas de rythme régulier pour ces articles, j’en écrirais quand l’envie me prendra. Il peut très bien y avoir plusieurs mois entre l’un et l’autre comme seulement quelques jours.
QU’EST-CE QUE L’HYPERSENSIBILITÉ ?
Bon, rentrons dans le vif du sujet : l’hypersensibilité ! Je ne vais que vous parlez de mon ressenti. Il y a certes, certaines études sur le sujet, mais je vous laisse libre de chercher par vous-même sur Internet.
Tout premièrement soyons clair, l’hypersensibilité ne se contrôle pas ! Donc il est inutile de dire à un hypersensible des phrases du genre : « Retiens-toi de pleurer », « Tu ne peux pas garder ce que tu ressens pour toi ? », « Tu n’as pas honte ? ». Je ne parle pas de vous particulièrement, mais malheureusement, de personne plus étroite d’esprit qu’on peut rencontrer quand on est comme ça.
Sachez que de mon expérience, j’ai fini par comprendre que l’hypersensibilité faisait partie de moi. Plus je la repoussais, plus j’essayais de la changer, d’être autrement, plus c’était difficile de vivre avec, mais pour autant, elle ne partait pas.
Mais l’hypersensibilité, ce n’est pas seulement au niveau émotionnel, mais également physique. On peut facilement avoir des migraines quand nos yeux rencontrent une lumière trop forte pour nous ou que nous sentons une odeur désagréable. On sera plus souvent comme beaucoup nous le disent « douillet » et les bruit répétitifs et trop fort nous insupporte. Vu comme ça, je vous l’accorde, l’hypersensibilité n’a pas l’air d’être quelque chose de trait gai à vivre.
L’HYPERSENSIBILITÉ, CE N’EST PAS DU CINÉMA !
Bon nombre de fois lors de mon enfance et de mon adolescence, on pensait que je faisais semblant. « Arrête de pleurer, c’est bon, tu as notre attention. », « Tu en as pas marre de toujours tout faire pour attirer l’attention des autres ». On pense que la personne cherche de l’attention, alors qu’elle ne fait qu’une seule et unique chose : exprimer son ressentis.
Le problème est que nous vivons dans une société où montrer ses sentiments en public est mal vu. Cela n’est pas dans nos mœurs. De ce fait, quand une personne exprimera son mal-être en public, certaine personne ne verront pas la souffrance, mais juste une personne en mal d’attention. Si la personne qui souffre à une raison valable au yeux de l’autre, il la prendra en considération, dans le cas contraire, il dira que cette personne est une enfant immature. Sauf que n’oubliez pas une chose aucune souffrance n’a plus d’importance qu’une autre. Si vous souffrez, qu’importe la raison, au point d’en pleurer ou de devoir l’exprimer, elle mérite respect, comme n’importe quelle autre souffrance.
ÊTRE HYPERSENSIBLE, NE VEUX PAS DIRE QU’ON EST IMMATURE !
Un autre préjugé que j’ai souvent rencontré. Pour beaucoup de personnes, montrer ses sentiments en public, c’est autorisé seulement aux enfants. Ainsi, très souvent on pensera que vous êtes immature. Pourtant, je peux prendre des décisions aussi matures que ces personnes qui me jugent, mes sentiments ne changent en rien cela.
Ce qui est étonnant, c’est que dès notre plus jeune âge on entend souvent des parents dire à des enfants et souvent des petits garçons « Ne pleure pas, soit un homme ! », comme si exprimer ses sentiments ne faisait pas de lui un homme.
Pourtant, beaucoup de personnes vont pleurer, ou souffrir en silence, car ils ont peur d’être jugés s’il exprime leurs ressentis ! C’est bien malheureux, car très souvent, souffrir seul ne nous aidera qu’à évacuer un temps, mais avoir près de nous des personnes qui nous aident, une épaule qui nous comprend sur qui pleurer, cela n’a pas de prix.
EN BREF :
Je suis quelqu’un d’hypersensible et j’ai vécu beaucoup de préjuger là-dessus. Pendant des années j’ai lutté contre ma propre nature. Si je pouvais donner un conseil à des hypersensibles qui souffrent de ce qu’ils sont je vous dirait que oui, ce n’est pas facile, nous vivons dans une société ou s’exprimer n’est pas forcément bien vu. Oui, quand nous sommes malheureux nous le sommes dix fois plus qu’une personne lambda et nous ne pouvons pas retenir nos larmes, mais quand nous sommes heureux, nous le sommes également dix fois plus que ces personnes qui nous jugent. Nous savons profiter des bonnes choses beaucoup plus qu’eux. Nous sautons de joie juste pour une chose bénigne qui nous remplit de bonheur, nous rions aux éclats à la moindre blague et c’est dans ces moments que mon hypersensibilité est une force. Nous ressentons des choses que certaine personne ne pourront jamais ressentir et même si nous vivons dans un monde ou la sensibilité n’est pas forcément bien vu, cela ne veut pas dire que c’est mauvais. Bien au contraire, la sensibilité est un don ! Profiter en, et utiliser le pour aider votre prochain !