Heroes In Crisis #4

Par Noisybear @TheMightyBlogFR

Tom King et Clay Mann continuent leur polar événement qui mettent les supers de DC Comics face à un meurtre de masse. Ce numéro de Heroes In Crisis brouille les pistes alors que la Trinité est face à un autre problème.

Jusque-là, je n'ai pas vraiment apprécié l'histoire de Tom King malgré de bonnes idées. Et ce quatrième numéro continue de ne pas m'emballer.

L'idée de Heroes In Crisis est de mettre en avant des personnages différents de ceux de la Trinité et de la Justice League en général est une bonne idée. Le face cam avec Sanctuary est même intéressant dans ce sens puisqu'il permet de s'intéresser à certaines figures méconnues par le grand public. Mais Tom King le fait d'une manière étrange dans le sens où il écarte littéralement la Trinité pour en faire une sorte d'Illuminati de l'univers DC réfléchissant sur le bien des autres supers à leur place. C'est un peu comme si Superman, Batman et Wonder Woman étaient les supers des autres supers. Cela crée une sensation de domination presque gênante.

Le second problème que j'ai avec cette histoire est la manière qu'emploie Tom King pour brouiller les pistes. Il joue avec la vraisemblance des faits sans vouloir discerner la perception de la véracité. Ainsi, on nous montre quelqu'un tuer les supers qui se trouvaient à Sanctuary mais, le scénariste nous dévoile au numéro d'après que cette scène était en fait ce que Booster Gold a cru voir. C'est une méthode très artificielle pour brouiller des pistes pendant que l'enquête fait du surplace. Il ne sert à rien d'essayer de deviner qui est le criminel d'ailleurs, je suis certain que cela sera une révélation finale faite au dernier numéro sans avoir donné le moindre indice auparavant.

Cela n'empêche pas qu'il y a de bonnes choses, et je tiens à le répéter. La lecture est plaisante, il y a la situation avec les vidéos qui est excellente - même si on craint l'effet Spider-Man dans Civil War. Bref, les défauts ne viennent pas gâcher la lecture au point de vouloir arrêter. Mais l'enthousiasme est retombé chez moi.

Clay Mann est un dessinateur que je n'aime pas. Je le dis depuis des années : je n'ai pas aimé sa série Gambit, ni celle Ninjak, ses épisodes sur Batman étaient plus vivants mais il y avait les même défauts... Pour être clair, il a une manière de dessiner les personnages qui me fait penser à Barbie et Ken, des hommes aux musculatures luisantes et aux visages vides d'expression et des femmes stéréotypées et hyper-sexualisée. La preuve dans ce numéro avec une Lois dans une position sexy alors qu'elle parle de boulot ou les tenues très sexualisée de Donna Troy et de Batgirl. En plus de ça, les personnages semblent figés comme sur des posters de magazine, bien loin de la mise en scène dynamique de Trevor Hairsine sur la couverture.