Première impression | La trilogie de la lune, Johan Heliot |

Par Museaurania @MuseaUrania


PREMIÈRE IMPRESSION


Je pense qu’on peut cette année, clairement dire que 2018 sera l’année de la brique et de l’intégrale. Après Elantris, j’enchaîne avec le classique des classiques steampunk ; La trilogie de la Lune de Johan Heliot. J’ai ainsi eu la petite idée de profiter d’avoir fini le premier tome pour vous dire un peu ce que j’en pensais afin de pouvoir faire un retour plus général des trois tomes à la fin. Je me suis, en effet, découvert un amour récent pour l’Uchronie.

La lune seule le sait, tome 1

Ce premier tome de 215 pages (version intégrale) nous emmène en 1899, durant les dernières années de notre Belle Epoque (1890.1914) à Paris où Napoléon III est toujours aux commandes et où la Commune de Paris fut un échec cuisant. On y découvre que Paris s’est fait visiter par nos petits amis venu d’ailleurs et qu’ils ont quelque peu aider à la modification de la société. Tout ça pour dire qu’il est vivement conseillé de tout oublier ce que nous connaissais de notre XIXe pour, à mon sens, pleinement profiter du texte.

Ode à la littérature et un peu à la sf de l’époque, La lune seule le sait, amène au premier plan sûrement le personnage le plus surprenant et le plus à sa place dans cet univers. Même si j’ai très vite su qui c’était, je n’ai pas boudée mon plaisir et j’ai même retrouvé un intérêt subit pour ce personnage. L’auteur prend le temps d’instiller et faire prendre forme à son univers en faisant bien comprendre à son lecteur tout l’intérêt et la richesse de cette race alien à qui ont doit beaucoup de chose.

Pacifisme et révolution ne font pas bon ménage, et ne le feront jamais. Soit on refusait de prendre les armes et on acceptait de se soumettre, toujours écrasé sous la botte de l’ennemi, soit on faisait taire ses scrupules et on n’hésitait pas à tuer. Voilà à quoi se réduisait la dialectique des révolutionnaires : une insupportable alternative, que la réalisation de l’utopie pourrait supprimer.

Sous des enjeux politiques qui mettent en face deux visions de la société totalement différentes, ce premier tome pose les bases d’un univers complet. Il me tarde de découvrir le deuxième tome qui semble démarrer 30 ans plus tard. Une belle manière de réécrire l’histoire et de réussir à surprendre son lecteur. Johan Heliot à de vrais talents de conteur et son écriture est vraiment pleine de poésie. Il est encore un peu tôt pour conclure que cette trilogie m’a réconcilié avec le steampunk, mais j’ai clairement passé un très bon moment. Seul petit bémol, j’espère une place des femmes plus importante, car dans tout ce panel de personnage, j’ai seulement remarqué deux femmes… Même si la période exploitée n’est pas très propice aux femmes, un XIXe alternatif aurait pu justement accorder une place plus libre à ces dernières.

En route pour le deuxième tome…. en 1936.


Information 

  • Edition Folio SF (2017) ou Intégral Mnémos 
  • 368 pages
  • Steampunk, Uchronie 

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