Le livre du lundi : Marqués, tome 1

Par Lucie & Marion

de Alice Broadway, traduit par Emmanuel Chastellière

Leora vit dans un monde où les tatouages sont une religion : ils recouvrent votre corps, ils montrent vos actions et vos choix aux yeux de tous et, lors de votre mort, ils sont les témoignages qui permettront à votre âme d’être sauvée ou qui la précipiteront dans l’oubli.

Un énorme merci aux édition Pocket Jeunesse et à la Masse Critique de Babelio !

Cela me peine beaucoup mais je dois dire que je n’ai pas vraiment apprécié ma lecture. Je n’y ai tout simplement pas cru.

Premièrement, j’ai eu beaucoup de mal à visualiser le monde que l’auteure nous propose : il y a un mélange de modernité et d’archaïsme dans ces pages qui m’a déroutée, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas assez de détails pour pouvoir comprendre ce monde. On sait bien que l’intemporalité de l’histoire est une des caractéristiques du conte, thématique que l’auteure essaie de développer tout au long du livre, mais ça ne suffit pas, ça ne fonctionne pas.

Ensuite, j’ai suivi Leora avec difficulté. C’est une jeune fille sans caractère et, encore une fois, il me manquait des éléments pour mieux la cerner. On ne nous fait pas ressentir à quel point elle aime ou a besoin de dessiner, on ne nous fait pas comprendre à quel point sa foi est importante à ses yeux, on nous le dit une fois et on doit y croire. Du coup, les choix et les décisions qu’elle fait et prend tombent comme des cheveux sur la soupe et il n’y a aucun enjeu, aucune tension. C’est une jeune fille perdue, ce qui est compréhensible au regard de sa situation, mais il n’y a aucune évolution en elle, aucun changement.

Pour finir, l’écriture (et la traduction : il y a plus d’une façon de traduire le mot « well »…) m’a laissée de marbre. Il n’y a ni poésie ni recherche dans ces lignes, l’auteure n’a rien forgé avec ses mots. Elle fait beaucoup dire à Leora « Je ne sais pas », « mon esprit s’embrouille », mais quand on lit ça, on a l’impression que c’est l’auteure qui avoue qu’elle ne sait pas où elle va avec son histoire… C’est dommage, Alice Broadway a de bonnes idées mais ne va pas assez loin.

Ma chronique peut paraître floue mais je ne peux rien ajouter sans poiler, parlons-en dans les commentaires !

Marion

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