Autoboyographie de Christina Lauren – Un roman sur la découverte de soi indispensable !

Par Laura Darcy @MlleDarcySky
Collection New Way (Hugo Roman) – Année 2018
395 pages

Ce nouveau roman du duo d’auteures Christina Lauren est un livre que j’attendais avec impatience depuis la seconde édition du festival New Romance. Je suis tombée amoureuse de l’illustration du roman dès l’instant où mon amie Sireadbooks m’a envoyé le marque-page signé par les auteures.
Il a fallu que je prenne mon mal en patience, mais je ne regrette nullement, car « Autoboyographie » est une petite merveille de réflexion sur notre société.
Je remercie les éditions Hugo Roman pour l’envoi de ce service presse.

Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible). C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée… Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…

Il y a encore quelques mois, je ne connaissais que très peu Christina Lauren. Et ma seule référence était « Hantée », un roman young-adult fantastique. Cela peut vous paraître très étrange lorsqu’on sait que ces deux auteures sont essentiellement connues pour leurs romances new-adult. Toutefois, je les connais autant pour leurs romans young-adult (Hantée et Autoboyographie) que pour leurs romans new-adult (Dating you/Hating You et Beautiful Bastard). Et heureusement qu’à l’époque j’ai fait confiance à Sireadbooks, sans cela je serai passé à côté de magnifiques histoires.

Tanner est bisexuel. Vivant dans la baie de San Francisco, il était facile pour ce jeune homme de se fondre dans la masse et être accepté dans son individualité. Quand sa famille déménage dans l’Utah, un état connu pour être le berceau de la religion mormone, sa sexualité et ce qui fait l’identité de Tanner doit être caché. Avant de pouvoir quitter l’Utah et intégrer l’université, il doit d’abord écrire un livre.

Tanner est un héros banal qui ne revendique pas un super pouvoir qui ferait succomber sous son charme le plus hétérosexuel des représentants de la foi mormone. Et si Tanner a bien compris qu’elle était sa sexualité, Sebastian est en plein dilemme. Il doit se confronter directement au jugement du père, père créateur et père de famille, et remettre en question le dogme dans lequel il a été élevé.
Inévitablement, le lecteur tombe en affection pour ces deux personnages. Dans ce roman, je n’ai pas apprécié que ces deux héros, mais également les personnages secondaires qui jouent un rôle important dans leur histoire.

Dès les premières pages, le lecteur comprend que les thèmes de la religion et de l’orientation sexuelle sont des sujets chers et importants pour les auteures. Et c’est dans la partie « remerciements » que tout prend son sens puisque Christina a travaillé en tant que conseillère pédagogique dans un collège de l’Utah et Lauren a grandi dans le milieu plus ouvert de la baie de San Francisco. Ce roman n’a pas été écrit dans le but de pointer une partie de la population du doigt, ou de montrer que la religion concentre un vivier d’hommes et de femmes intolérants et hypocrites.

Durant tout le roman, Christina Lauren vont déconstruire un à un les préjugés que nous pouvions avoir sur les mormons et sur les bisexuels. Je pensais sincèrement que les mormons étaient polygames ou encore couper de toute technologie. Mes préjugés ont été mis à mal et j’ai fini par comprendre leur comportement bien que cela ne les excuse en rien.

Christina Lauren démontrent qu’il est plus facile d’être bisexuel dans une grande ville ouverte sur le monde plutôt que dans une petite ville de l’Utah. Et si le charme du roman repose sur l’opposition entre ouverture d’esprit et religion, dogme et réalité, je regrette néanmoins que le message ne soit dilué derrière les principes religieux.

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