Pillow Bear (Tome 1), de Kumanomata Kagiji

Par Mahochita

Genre : Shonen, Humour

Nationalité : Japonais

Date de publication : 201

Traduction : Jérôme Penet

Éditeur : Editions Akata

Note :     


Résumé :

Wataru est une lycéen plutôt introverti, à la passion peu avouable : il est littéralement dingue de peluches ! Il les collectionne, les affectionne … sans vergogne ! Jusqu’au jour où Mofutarô, un étrange homme-peluche nu doté de parole, débarque dans sa vie e, emménageant de force chez lui. Bien décidé à se faire aimer de son nouveau maître, ce colocataire débordant d’amour n’aura de cesse de faire la cour à Wataru. Mais le pauvre lycéen, déjà mal dans sa peau, n’a pas très envie de faire des free hugs à cet homme complètement dénudé …


Mon avis :

Quoi de mieux qu’une bonne dose de rire pour bien débuter le printemps ? Enfin, ces derniers jours, on aurait plutôt dit l’été. C’est comme-ci le printemps avait décidé de faire grève et avait cédé la place à son successeur, d’un coup d’un seul. Même pas un mot d’excuses, rien. À croire que le monde devient complètement barré (on s’entend qu’il l’est déjà à sa façon). Un peu comme ce manga, qui est à la fois surréaliste, divertissant, déroutant et drôle. Oui, tout ça à la fois !

Déjà, en voyant la couverture, on ne peut pas rester indifférent. On se demande : »C’est quoi ? Un yaoi ? Ou un hentai ?. C’est des oreilles qu’il a sur la tête ? ». Puis on voit la petite annotation suivante : »Attention ! Ceci est une shônen manga ». À partir de là, notre curiosité fait un bon et on jette un coup d’oeil au résumé qui, en quelques secondes, nous donne le sourire. Honnêtement, en le lisant je me suis dis : »Je sens que ça va être du grand n’importe quoi made in japan … Je vais adorer, l me le faut ! ». Ni une ni deux, j’ai donc commandé ce manga et vous savez quoi ? Mon pressentiment s’est avéré juste ! C’est loufoque à souhait, avec des scènes drôles et complètement insensées, mais pas seulement.

En effet, l’histoire n’est pas qu’une succession de gags sans fin. On y trouve aussi une pointe de sensibilité à travers certaines situations et les thèmes abordés comme la solitude ou le harcèlement scolaire. En fait, le mangaka allie avec habileté humour et sentiments. D’une part avec l’histoire mais également à travers des personnages haut en couleurs. Mofutarô est incontestablement mon préféré, ce héros totalement extravagant mais terriblement attachant. Mais j’aime aussi beaucoup Tsumugu, ce jeune garçon renfrogné qui exprime maladroitement ses sentiments. Pour les autres, je les apprécies tout autant mais légèrement moins que les précédents. Ce petit groupe hétéroclite m’a conquise et, je vais pas vous le cacher, je suis curieuse de voir comment ils vont évoluer à l’avenir.

À dire vrai, je ne sais pas ce que me réserve les prochains tomes. Néanmoins, j’ai le pressentiment que l’histoire va prendre un peu plus de profondeur et que d’autres personnages vont faire leur apparition. Ou bien, ils seront aussi rafraîchissant et distrayant que leur prédécesseur, plein de folie et d’humour. Dans les deux cas, je ne doute pas une seule seconde de passer un bon moment. En plus, le petit bonus est qu’il s’agit d’une courte série de trois tomes, donc aucun risque de me ruiner ! Si c’est pas merveilleux tout ça !

Ce manga, à la couverture trompeuse et aguicheuse, aux personnages divers et flamboyant et à l’histoire farfelue mais terriblement distrayante est une bouffée de bonheur dont il serait regrettable de se priver !

Bises à vous mes petits bouquineurs !
Tous droits réservés

L’auteur :

Kumanomata Kagiji est originaire de Gunma. Après avoir étudié à l’université d’arts de Bunsei, il lance en 2013 sa première série : Pillow Bear dans les pages du « Shônen Sunday S »Il se fait très vite remarquer par les lecteurs grâce à son humour unique. De là, son éditeur lui donne une nouvelle visibilité en 2016, en publiant sa nouvelle série dans les pages de leur magazine shônen hebdomadaire. C’est à cette occasion que le mangaka culte Tetsuya Chiba s’est exprimé au sujet de ce jeune auteur. L’ayant croisé à l’université d’art de Bunsei où il donnait des cours, ce maître du manga a déclaré que « dès le début, c’était un étudiant avec un vrai talent, et qu’il est ravi de voir à quel point il a su l’exploiter ». À ce jour, il dessine « Maoujo de oyasumi » qui rencontre donc un très vif succès ! Son pseudonyme signifie « Entrejambe d’ours »…

(Source : https://www.bedetheque.com/auteur-47139-BD-Kumanomata-Kagiji.html)
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