La vallée des oranges de Béatrice Courtot – Majorque : une terre de tradition ensoleillée et gourmande !

Par Laura Darcy @MlleDarcySky
Editions Charleston – Année 2018
224 pages

Depuis cinq années maintenant, les éditions Charleston organisent un appel à manuscrit pour débusquer qui sera le prochain lauréat du Prix du Livre Romantique.
En partenariat avec la ville de Cabourg et des éditions Le Livre de Poche, les éditions Charleston mettent un point d’honneur à publier des auteures françaises qui swinguent.
La ligne éditoriale est simple et promet un roman avec une héroïne forte, fière et libre qui aime danser au rythme d’un bon charleston.
Cette année, la lauréate est Béatrice Courtot avec « La vallée des oranges ».

Marseille, 2016
En démontant le faux plafond d’un hôtel en travaux, un ouvrier tombe sur une boîte en fer rouillée contenant les souvenirs d’une vieille dame. Magdalena. Mais que se cache-t-il derrière cette photo de mariage ? Son arrière-petite-fille, tenancière du Café de l’Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines qu’elle ignorait jusqu’alors. Elle quitte son quotidien épuisant pour la douceur et le farniente méditerranéens. Dès son arrivée sur l’île, Anaïs va réveiller des secrets de famille cachés depuis des générations. Mais la tâche ne s’avère pas si facile. Miquel, le nouveau propriétaire de l’orangeraie qui appartenait à son aïeule, ne se montre pas du tout coopérant.
Majorque, 1935
Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village qui devient le théâtre d’affrontements sanglants et de drames familiaux. Au péril de sa vie, Magdalena s’engage alors dans la résistance, avant de devoir s’enfuir vers la France.
Entre Majorque et Marseille, deux destins de femmes bousculées par la Guerre d’Espagne et un secret de famille, mais unies par une même passion : la pâtisserie.

Béatrice Courtot nous embarque dans ses bagages à la découverte des beautés culturelles l’île de Majorque. Dès les premiers chapitres, l’effet de dépaysement est saisissant. Et comme Anaïs, on vient à regretter les retours furtifs de l’héroïne en France.

Anaïs est passionnée par la pâtisserie. Sa vie tourne autour du Café de l’Ensaïmada. Le jour où un coffret refait surface par hasard à Marseille avec les souvenirs de sa grand-mère, Anaïs part sur les traces de son aïeule sur l’île de Majorque.

Grâce à Anaïs, on découvre petit à petit les beautés cachées de Majorque. Je suis tombée sous le charme de l’île et j’ai très envie d’aller visiter la charmant la ville de Sóller.

Anaïs est une héroïne courageuse. Avec seulement quelques indices en poche, elle part volontairement à la recherche des origines de sa famille. Il faut de l’audace et de la patience pour arriver à faire ce qu’elle a fait. Intelligente, elle apprend également l’espagnol pour comprendre plus profondément ses racines.

L’amour pour la pâtisserie n’est pas la seule chose qui relie Anaïs et Magdalena. Le courage est un trait de famille. Magdalena n’a pas eu une vie facile, loin de là. Les horreurs se sont abattues sur elle, les unes après les autres. Je me suis attachée à ce personnage profondément, seulement je regrette de ne pas en savoir encore plus sur sa vie. Elle avait tant de choses à dire et j’ai eu l’impression qu’on lui coupait parfois la parole.

Le roman de Béatrice Courtot manque de dimension pour ressentir toute l’intensité des aventures d’Anaïs et Magdalena. Je l’ai ressenti jusque dans la manière de distiller les indices sur le secret entourant l’héritage de Magdalena. Anaïs court après ce secret, mais finalement il n’a pas de réelle répercussion sur les personnages.

À l’instar d’Anaïs, Béatrice Courtot est tombée amoureuse de Majorque ce qui transparaît dans chaque détail sur l’histoire et la culture majorquine. Quand on pense à la guerre civile espagnole, – en tout cas moi – je n’arrive pas à imaginer les souffrances qu’ont vécu les Espagnols. Ces évènements se sont passés à quelques kilomètres de chez nous, mais il n’en est pratiquement jamais fait mention dans nos cours d’histoire. J’aime lorsqu’au détour d’un récit romanesque, l’auteure enrichit le lecteur de son savoir.

« La vallée des oranges » s’inscrit dans la même veine que les romans de Clarisse Sabard et de Lucinda Riley. Un point qui me désole légèrement, car une certaine lassitude s’installe et l’effet de surprise vient à manquer. Si les mêmes codes alternants passé-présent sont repris, l’invitation au voyage reste intacte.

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