Elia, la Passeuse d’âmes T1

Par Tatiana

Etre courageux ce n’est pas ne pas avoir peur, c’est justement avoir le courage d’agir malgré la peur.

Marie Vareille, publié en 2016. Science-fiction

La note 

2/5

La critique

Vu toutes les super critiques sur Elia, je m’attendais à découvrir quelque chose d’extraordinaire, qui égalerait peut-être mon coup de coeur pour Ellana (puisque la couverture m’y fait beaucoup penser), et malheureusement l’enthousiasme s’est vite transformé en déception… et je t’explique pourquoi.

Le gros point noir du roman, à mes yeux, c’est que tout est superficiel : l’univers n’est pas assez approfondi, ce qui est plutôt déstabilisant parce que je n’arrivais pas à m’imaginer le monde d’Elia ni ses camarades. Certaines choses sont expliquées (les castes par exemple), mais là encore le lecteur manque d’informations et c’est compliqué d’essayer de s’y retrouver dans un univers que l’on ne comprend pas. Aussi, le résumé est assez trompeur puisqu’il laisse penser à de la fantasy, avec des Passeurs d’âmes assoiffés de sang… alors que la réalité est tout autre puisque le résumé parle de ce qu’il se passe au tout début du roman, vite fait bien fait, et que tout change complètement ensuite. J’aurais aimé découvrir la vie de ces Passeurs, et malheureusement on les voit finalement très peu dans le roman. Autant te dire que la déception est au rendez-vous, surtout que tout est finalement vu et revu dans d’autres dystopies, que ce soit les groupes/castes, les prophéties, la jeune fille qui va changer le monde…

Le manque de profondeur se fait aussi ressentir dans les personnages, qui ne m’ont fait ni chaud ni froid. Ils sont sans reliefs, j’ai encore l’impression de ne pas les connaître et pour être franche je me fichais bien de ce qu’il pouvait leur arriver. Les relations qu’ils construisent entre eux ne m’ont pas non plus touchée plus que ça : en fait, ils m’ont laissée complètement indifférente, ces persos. Et il n’y a rien de pire que d’être indifférente.

Malgré ça, il y a du positif puisque l’écriture de Marie Vareille est efficace bien qu’un peu simple, et l’idée sur laquelle est basée le roman est plutôt originale (même si je n’en ai finalement pas vu grand-chose). Mais ça n’aura pas suffi pour rattraper l’ennui éprouvé pendant ma lecture.

Bref, une déception de mon côté, et un roman qui aurait mérité plus de pages !