Le roman de Baudelaire (livre 1) de Pierre-Adrien Marciset

Par Magali @MagaliLafont

Bonjour,

Merci à Pierre-Adrien Marciset et à 5 sens éditions pour ce service presse.

Depuis le début ce livre est une surprise. L’auteur m’a contacté en passant par la page « fans des nouveaux auteurs » sur laquelle vous pouvez retrouver essentiellement les avis de Sandrine Mantin et Irène Cochin. (d’ailleurs je leur ferais suivre les livres une fois que je les aurais lu ). Du coup, quand le colis est arrivé à la maison, j’ai dû mettre 3/4 heures à trouver d’où il provenait .

Enfin, il est resté un petit moment dans ma PAL avant que je trouve un peu (beaucoup) de temps pour le lire et, là aussi ce fût une surprise !!

4ème couverture

Trois garçons étranges, presque des hommes, violent délibérément le couvre-feu d’un Paris à la fois tangible et fantasmatique. Plusieurs factions politiques se sont partagé la France en une nouvelle féodalité, dans laquelle les trois Maisons Majeures des Dulac, des Arcadet et des Byron mènent une sanglante guerre d’influence. Un compromis réside encore dans le découpage en trois huit de la capitale : de 2 h à 10 h circule et prospère toute la pègre indépendante, de 10 h à 18 h le commun des mortels sous le regard de la Maison Byron, tandis que le créneau de 18 h à 2 h appartient entièrement aux Dulac. Mais Charles Byron n’en a cure. Accompagné de son garde du corps, Jules, et de Paul son porte-voix, il profite opportunément d’un crépuscule qui ne semble pas vouloir finir et poursuit n’importe quelle piste qui pourrait les mener à Malika, l’ancienne petite amie de Charles disparue depuis plusieurs jours. Des quartiers de prostitution aux rutilantes tours de la Défense, ils ne cessent d’arpenter la ville sous le soleil rouge et figé. Alors que la trace de Malika se précise, les contours de la réalité, eux, s’obscurcissent : Charles ne cesse de croiser un étrange regard jaune à la voix métallique, tandis que les humains ne s’aperçoivent même plus de l’avancée, au cœur du métro et des cavités sombres, des ténèbres qui rongent chaque jour un peu plus les âmes et les corps.

Mon avis

L’auteur nous plonge directement au cœur de l’histoire, sans préambule ni présentation du décor c’est perturbant et je dois reconnaître que cela m’a perdu un peu…. Mais j’ai persisté et j’ai bien fait !! Certes ce n’est pas un livre qu’on dévore. A chaque chapitre, l’auteur nous pousse à la réflexion (parfois philosophique, parfois poétique ou encore tout simplement sur le monde qui nous entoure) tout en construisant progressivement son univers et ses personnages. Personnellement j’ai eu un peu de mal avec l’apparition du fantastique (mythe de Faust je pense) dans cet univers déjà bien noir mais à la fin de ce 1er livre, je trouve que c’est un plus. Enfin tout ça pour dire que c’est un roman qui sort de la littérature … on va dire « classique » et qu’il faut le lire lorsqu’on est capable d’un minimum de concentration et de réflexion pour en apprécier toute la complexité. L’univers est original… jusque là je n’avais jamais lu un roman où les différents « gangs » se partageaient une ville non en fonction des quartiers mais en fonction de l’heure. Les personnages sont bien construits (bien qu’un peu trop nombreux) et leur personnalité se dévoile au fil des pages, ce qui permet au lecteur des les appréhender de manière progressive et de bien suivre le fil (d’Ariane ? ) qui permet de comprendre chacune de leur réaction. Je ne sais pas comment qualifier ce livre, je ne pense pas qu’il soit à la porter de tout le monde. Comment ça je juge les capacités littéraires ? Pas du tout, mais même si c’est un roman, cela reste un livre complexe, riche en vocabulaires et en références dans lequel on peut avoir du mal à rentrer. Je me suis un peu perdue, parfois, entre histoire et pensées ou encore sur la multitude des personnages et de leur rôle. Pourtant, à la fin du roman, toutes ces petites « erreurs », faiblesses ont été oubliées pour ne garder que l’essence de l’histoire et la réflexion à laquelle il m’a incité. Pour preuve : il ne fait que 140 pages et j’ai mis trois jours à le lire, avec un crayon papier dans la main (et oui, encore un livre que j’ai torturé )

Conclusion

Un roman riche, intelligent avec une histoire bien construite et des personnages parfois complexes mais complets. Encore une belle découverte à faire chez 5 sens éditions … j’apprécie beaucoup la qualité des livres de cette maison d’éditions. Même si j’ai opté pour une lecture plus « linéaire » après ce roman, je retrouverais non sans plaisir Charles, Jules et (je dois le reconnaître) en particulier Paul dans le livre 2 du roman de Baudelaire. En tout cas, un livre que je recommande fortement aux lecteurs qui aiment prendre le temps de la réflexion et ce même s’ils sont plongés dans un univers noir et fantastique. Bonne lecture ! Pour vous procurer ce roman, c’est par ou sinon vous pouvez je pense contacter directement 5 sens éditions ici