Le jour où les lions mangeront de la salade verte – Raphaëlle Giordano

Par Mélanie @Lismoisituveux

Qui dit « été » dit « bonne humeur et légèreté » ! Le nouveau roman de Raphaëlle Giordano, Le jour où les lions mangeront de la salade verte (Eyrolles, juin 2017) semble, sur le papier, coller parfaitement à mes attentes pour la saison. J’avoue que dès qu’il est arrivé parmi les nouveautés de la dernière commande de la médiathèque, je me suis ruée dessus (oups). En début d’année, j’ai lu son premier roman, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Et même si je ne l’ai pas chroniqué par manque de temps, j’ai adoré ! Il était donc évident que je me lance dans la lecture de ce nouvel ouvrage.

Mais avant de vous en dévoiler plus, voici un court résumé de l’histoire :

Romane Gardener, experte anti-burnerie, mène une carrière professionnelle couronnée de succès. Elle partage son temps entre conférences et ateliers pour le compte de Sup’ de Burnes, son entreprise de déburnerie comportementale. Un nouveau groupe doit prochainement suivre le programme conçu et mené par la jeune femme. Parmi les nouveaux « apprentis » figure Maximilien Vogue, un célèbre homme d’affaires à la tête d’une entreprise renommée de cosmétiques. Un individu plus que réfractaire au concept, hautain qui plus est, qui n’aura de cesse de donner du fil à retordre à Romane. Entouré des autres élèves du groupe « anti-burnerie », lequel des deux parviendra finalement à ses fins dans ce projet hors du commun ?

A la lecture de ces quelques lignes, vous vous demandez sûrement ce qu’est la « burnerie ». Derrière ce mot se cache tout un ensemble de comportements ponctuels ou chroniques ayant un impact négatif sur l’entourage professionnel ou personnel (agressivité, manque de tact, d’écoute, d’empathie, mauvaise foi…). C’est Raphaëlle Giordano elle-même qui a développé cette définition (vous trouverez d’ailleurs tout un lexique à ce sujet à la fin du roman). Mais revenons-en à l’histoire. On retrouve dans le roman tout ce qui a fait le succès du premier. Quelle donc est sa recette ? Une fiction tout en habileté, qui vient servir les intentions de son auteure, avec des personnages aux traits de caractère marqués, le tout sur fond d’intrigue feel-good (ou plutôt feel-better). Pourtant, au-delà de ça et du titre à la tonalité humoristique, l’histoire ne manque pas de sérieux.

L’auteure, grâce à son intrigue, nous invite subtilement à l’introspection. De bons conseils à (s’)appliquer à soi-même sont ainsi à puiser au fil des pages. Les situations vécues par les élèves du groupe sont de celles que nous vivons quotidiennement, parfois sans s’en rendre compte. Se reconnaître dans ces situations, s’identifier aux personnages, c’est prendre conscience de ses travers burnés. Un bon point de départ pour s’améliorer, tout humain que nous sommes. L’objectif est clair pour l’auteure : halte à ces agissements négatifs !

Si je devais cependant émettre un petit bémol, ce serait quand même à propos de l’intrigue. A plusieurs reprises, elle m’a semblé légèrement cousue de fil blanc. Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas trop en dévoiler. Malgré quelques surprises qui donnent du pep’s à l’ensemble, on devine aisément quelle tournure vont prendre certaines choses. Mais bon, cela n’altère en rien mon impression globale au sujet de ce livre, que j’ai beaucoup aimé !

En bref : cet étonnant précis « anti-burnerie » ne peut qu’avoir un impact positif sur votre vie. En plus de vous faire passer un bon moment, il vous accompagnera sans aucun doute dans l’enrichissement de votre personnalité !