⛵ Tous à la barre ! #09

Par Cristy Sevla @LesMotsdeCristy


Bonjour mes petits matelots, et bienvenue derrière la barre du navire. Ne soyez pas timide ;) Inspiré du rendez-vous Teaser Thueday créé par MizB et que j'ai découvert chez Read Forever, je vous présente le voyage en cours. Le principe : prendre sa lecture en cours, ouvrir une page au hasard, et partager deux phrases (ou un tout petit peu plus) en essayant évidemment de choisir des passages qui n'incluent pas de spoilers. Prêt à découvrir le voyage en cours ?

La lecture que je vous présente ci-dessous n'est pas ma lecture en cours. Dimanche dernier je vous présentais à travers le rendez-vous La Cabine du Capitaine les recommandations lectures de mes partenaires. C'est à mon tour, à travers ce rendez-vous, de vous présenter ma recommandation de l'été. Je vous présente donc, à mon tour, un roman que j'ai lu l'été dernier et que je vous recommande de lire cet été. C'est parti !


--- Je vous recommande de voyager avec Le Convoi de Marijosé Alie ---


Quatrième de couverture : Le long Fleuve, à travers l'Amazonie, un bruit court à la vitesse du courant : un convoi traverse la forêt, mais "personne ne sait". Qui le dirige ? Où se rend-il ? Pourquoi toutes ces femmes qui semblent arriver des quatre coins de la planète ? Parmi elles, Julie. Parisienne blasée, et Maïla, ancien mannequin sur le retour, irrésistiblement entraînées dans une aventure à laquelle elles ne comprennent pas grand-chose. Qui est Alakipou, le poète dont les mots sur un site amérindien les ont attirées au cœur de la forêt ?
A Campan, petit village au milieu de la jungle qui vit au rythme du soleil et du Fleuve, la tranquillité des habitants est secouée. Il y a Marie qui ne souhaite rien d'autre que de voir sa mère sourire un jour, Félicité qui tient son bazar et donne sans vraiment compter, aux enfants, et aux aux hommes aussi. Il y a Tiouca, le guerrier blanc, qui a décidé de vivre à l'ombre d'un fromager pour oublier. Il y a Jonathan, le fils révolté du procureur... Il y a la curiosité, l'excitation et la peur qui viennent casser l'ennui du quotidien.
La rumeur enfle, emmenant avec elle le goût du sang, le souffle de l'indicible. Le convoi poursuit sa lente progression et tous vont voir leurs vies bouleversées.


Il était midi à tous les réveils, à huit cents kilomètres à la ronde. L'heure était aussi nue que le dos pelé d'un " chien fer ", cruelle et sans concession, enfonçant des ombres sans grâce sur le visage des hommes, tapant son soleil au zénith à la verticale sur les fronts baissés, mouillant les tissus d'une sueur sale et fétide. Il faisait trop chaud, trop moite pour mettre du rythme dans la vie et pourtant Marie marchait...
Elle marchait sans compter sa peine, très vite en regardant droit devant. Elle savait qu'elle devait atteindre la forêt avant la nuit, or ici, la nuit tombait dru. Dès 17 heures, on la sentait arriver, les odeurs changeaient, les couleurs aussi, et il fallait terminer sa journée, faute de quoi on se retrouvait prisonnier du soleil qui s'éteignait parfois sans grand cinéma, tristement, dans les vieux gris délavés et alors c'était proprement déprimant.


Pourquoi ce roman ? Il se dégage de ce roman une atmosphère particulière, dû en grande partie à la chaleur de la forêt Amazonienne. Je pense qu'il est plus facile de se plonger dans la poésie que propose l'autrice à travers son roman, si autour de soi se dégage cette chaleur qu'on ne ressent qu'en été. Pour en savoir plus, ma chronique est disponible par ici (clique, clique).