Interview Paul Clément

Par Khiad

Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^
Tout d’abord, présente-toi un peu.

Bien entendu. Pour ceux, nombreux, qui ne me connaissent pas encore. Je m'appelle Paul Clément. Je suis le gars un peu fou qui, après avoir été diplômé d'une école de commerce et en publicité, a décidé d'essayer de vivre, difficilement, de sa passion : l'écriture. Je suis un fervent amateur de fantastique et encore plus de post-apocalyptique.


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Quels ont été les auteurs qui ont bercé ton enfance ?

C'est un peu cliché, mais, comme beaucoup, l'auteure qui m'a vraiment permis de mettre le pied à l'étrier de la lecture est JK Rowling. J'ai aussi dévoré les romans de Philip Pullman, Robin Hobb et je me suis lancé dans mes premiers Stephen King au collège. Sa Majesté des Mouches est aussi un roman que j'ai lu assez jeune et qui m'a beaucoup marqué.

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Depuis combien de temps écris-tu ?

Décidément, je n'arrête pas avec le cliché, mais j'ai toujours un peu écrit. À vrai dire, au collège, j'avais déjà en tête d'écrire un roman même si, pour la petite anecdote, les couvertures étaient plus abouties que les textes. Au lycée, j'ai fait pas mal de RP sur des forums spécialisés puis un soir, alors que j'avais déjà intégré mon école de commerce, j'ai écrit par hasard le premier chapitre de ce qui allait devenir mon premier roman Les Décharnés.


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Combien de livres à ton actif ?

J'ai déjà publié deux oneshots – Les Décharnés et Creuse la Mort – et les trois premiers épisodes de ma saga Young Adult Les Orphelins de Windrasor. J'écris actuellement le quatrième épisode.


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Comment et pourquoi as-tu choisi d’être édité ?

Je suis un auteur auto-édité, donc je gère tout de l'écriture jusqu'à la commercialisation du livre en passant pour tout ce qui est formatage, promotion etc. Ça prend un nombre assez incroyable d'heures. Seul Les Décharnés a été envoyé à des maisons d'édition, mais uniquement des grandes, car j'avais, dès le départ, en tête de m'auto-éditer si aucun des éditeurs à qui j'avais envoyé le roman ne voulait de moi. Mais, avec un premier roman de zombies, je savais que c'était peine perdue. Je suis heureux aujourd'hui de m'auto-éditer et de voir le succès critique que rencontrent mes récits. C'est peut-être ainsi qu'un éditeur me repérera, mais je ne fais plus aucune démarche vers eux.


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Où peut-on se procurer tes livres ?

Même si cela a un peu été à contrecœur (je m'en suis expliqué sur mon blog), j'ai décidé en début d'année d'offrir l'exclusivité à Amazon pour les versions numériques de mes romans (sauf pour l'épisode 1 de Les Orphelins de Windrasor qui est disponible gratuitement un peu partout). Ils se trouvent donc principalement sur Amazon. Pour ceux qui aiment le papier, ils sont disponibles sur Amazon, mon site auteur ainsi que dans certaines librairies du nord de la France. Nouveauté, les épisodes de Les Orphelins de Windrasor peuvent être commandés partout en France directement chez votre libraire.


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Comment écris-tu ? As-tu des rituels ? Écoute-tu de la musique ou préfère-tu être au calme ?

Un seul rituel : mettre du Joe Hisaishi en fond. Ce compositeur est tout simplement prodigieux.


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Combien d’heures par jour écris-tu ?

Alors cela varie pas mal, mais depuis quelques mois je m'efforce, en bon disciple de Stephen King, de coucher environ 1500 mots par jour sur papier. En pratique, je ne le fais pas le mercredi parce que j'ai des tonnes d'administratif à gérer en plus de la promotion de mes romans. Mais globalement, le reste du temps : 3 à 4h.


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As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

Les deux à vrai dire. Pour mes oneshots j'avais la trame globale en tête, mais, et c'est ce que j'aime dans l'écriture, ce sont souvent les personnages qui finissent par choisir le cour de leur destinée. C'est encore plus le cas dans ma saga Les Orphelins de Windrasor. Je sais où je vais, mais la manière de m'y rendre ne cesse d'évoluer en fonction de mes idées et de ce que mes personnages décident de faire. Faut dire que ces orphelins-là ne sont pas très obéissants.


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Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ?

Ma maman. Eh oui, c'est ma correctrice perso et je me demande bien comment je ferais sans son soutien !


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Fais-tu appel à des bêta-lecteurs ?

Je l'ai fait pour la première fois pour les premiers épisodes de Les Orphelins de Windrasor, jusque-là, ça restait dans le contexte familial.

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D'où te vient cette passion pour les zombies ? Pourquoi les aimes-tu autant ?

Pour l'anecdote, je m'intéresse aux zombies depuis que j'ai découvert la trilogie des morts de Romero que j'avais achetée en DVD en pensant que le coffret DVD était mal étiqueté (et ce n'était même pas le cas). Depuis, j'ai vu des centaines de films et lu autant de romans/BD/mangas etc. Ils me fascinent car, au-delà de leur aspect grotesque qui permet de faire de très bonnes comédies et de rire de la mort, je pense qu'ils illustrent vraiment un état d'esprit de notre société actuelle. Comme beaucoup, je crois que je fantasme sur la fin de notre civilisation car je préférerais la vivre en fiction plutôt qu'en réalité... mais, vu le contexte actuel, j'ai l'impression qu'on fonce droit dans le mur, mais y aura sûrement pas de zombies et ça c'est bien dommage.


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Pourquoi ce choix d'un anti-héros comme Patrick pour incarner le personnage principal ?

Parce que j'en avais tout simplement marre de retrouver toujours les mêmes personnages en guise de héros. En cas d'apocalypse, il n'y aura pas que des GI Joe capables de dégommer des dizaines de zombies à la minute, y aura aussi des gens normaux dont des agriculteurs pas forcément très sympas au premier abord et ça, ça m'amusait.


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J'ai trouvé le personnage d'Emma très attendrissant, certes, mais aussi très bien maîtrisé. A-t-il été difficile pour toi d'essayer de raisonner comme un enfant ?

Je crois que ça s'est fait de manière assez naturelle, mais il est vrai que je voulais vraiment qu'Emma soit touchante dans son réalisme et son innocence. J'imaginais souvent ma petite nièce pour les dialogues.


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Tu insistes beaucoup sur la chaleur accablante, dans ton livre. Penses-tu que si « Les Décharnés » s'était passé en hiver, avec une tempête de neige, par exemple (si si je suis certaine qu'il peut faire très froid dans le sud ! ;-) ), tes personnages auraient pu prendre des décisions différentes ?

En fait, pour ceux qui liraient entre les lignes, Les Décharnés véhicule un véritable message écologique. Pour moi, le climat devait vraiment être un protagoniste de l'histoire. Donc j'aurais très bien pu le faire dans un milieu plus froid, encore plus inhospitalier qu'un été particulièrement sévère dans le sud. Et, évidemment, les personnages auraient du faire avec et s'adapter. Plusieurs fois, les héros suggèrent de se rendre dans les Alpes. J'imagine que là-bas, en plein hiver, ça aurait été assez différent.


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La fin est assez ouverte et l'épilogue (très bien trouvé !) résonne un peu comme une promesse. Y aura-t-il une suite ?

Quand j'ai écrit Les Décharnés, je voyais vraiment le livre comme un oneshot. J'avais raconté tout ce que j'avais à dire, mais on me demande très souvent une suite, donc si un jour je m'arrête sur des idées qui me plaisent... pourquoi pas. Mais, pour moi, la fin était surtout une invitation à l'imagination de mes lecteurs.


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Je sais que l'on ne peut jamais vraiment savoir comment l'on se comporterait en situation de crise, mais si une attaque de zombies venait à avoir lieu, comment réagirais-tu ? Quel serait ton « personnage » ?

J'ai beau être sportif, je pense que je ferais partie des premiers à mourir. Mais il faut déjà que l'infection atteigne mon bled perdu à la campagne. Alors, qui sait ?


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As-tu d’autres projets littéraires ?

Actuellement, je me consacre entièrement à ma saga Les Orphelins de Windrasor qui risque de m'occuper un petit moment encore. J'ai des idées pour la suite, mais rien de très avancé. Mais il se pourrait que j'écrive un court roman comique l'année prochaine.


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Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
Un dernier mot pour la fin ?

D'abord merci à toi pour ces questions auxquelles j'ai pris plaisir à répondre. Ensuite, un merci à tous ceux qui découvriront mon univers car, vous verrez, il y en a pour tous les goûts.

Merci à Paul Clément d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité mordante.
Un auteur à découvrir. ^^
Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)
P.S. : Désolée pour l'omniprésence des images de catcheurs (zombies ! ! !), mais pour une fois que je peux caser ça quelque part, autant mettre la dose. Et puis c'est dans le thème, non ? :D

Bibliographie de Paul Clément :
Romans
Les Décharnés - Une lueur au crépuscule
Creuse la mort
Les Orphelins de Windrasor T1 - Entre les Murs

Les Orphelins de Windrasor T2 - Un Monde Ignoble
Les Orphelins de Windrasor T3 - Traqués
Les Orphelins de Windrasor T4 (En cours d'écriture)


Nouvelles

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L'un, l'autre
Voyage au bout de l'hiver
L'arrache de Noéh
Livre luLes Décharnés - Une lueur au crépuscule

 

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