Vous savez quoi? Ces épisodes sont bons, franchement bons. On nage en plein polar, les ombres envahissent les recoins de la ville, la gestuelle des personnages se veut chorégraphie filmique. Klaus Janson est l'encreur parfait pour le travail de Miller, alors que des tas d'éléments viennent poser une routine rassurante, qui constitue tout l'intérêt même de la série, du Josie's bar (que Netflix portera à l'écran avec intelligence) à l'ami Foggy, toujours en retrait, bonne âme dépassé par les événements.
Ce Daredevil "pré-Elektra" est le dernier adieu à une époque un peu plus insouciante, où le ton commence à s'assombrir fortement, où le jeu se muscle et le drame guette. Frank Miller venait de poser ses valises, et il ne faisait que s'installer. On allait en voir de belles...
A lire aussi : Je suis Daredevil : une anthologie chez Panini
&version;