Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle

Par Entre Les Pages @EntreLesPages

Cali, la sœur jumelle du narrateur, le narrateur lui-même et Rubens, le chien, ne forment pas un trio mais un tout. Elle, est brillante et énergique. Lui, est distrait et met plus de temps pour tout. Ils parlent leur propre langue et sont tirés par Rubens, leur carburant de type canin qui leur fournit toute l’énergie nécessaire à leurs journées en courant uniquement après les balles jaunes. C’est normal, le jaune, c’est la liesse, le printemps, la jeunesse. Cali, le garçon et le chien, c’est donc l’équation parfaite. Mais un jour, le chien fugue. Puis, Cali tombe gravement malade. Le garçon se dit alors que s’il retrouve Rubens, sa sœur sera guérie. Comme n’importe qui se dit qu’avoir le temps de compter jusqu’à dix avant de voir la voiture tourner dans la rue apportera une bonne nouvelle.

Cependant, en cherchant le chien, le garçon apprend que sa balle, ce souffle bondissant, l’a emmené toujours plus loin. A chaque étape, il semble s’éloigner un peu plus. Tout comme la vie, de Cali. Sa maladie est peut-être considérée à distance, rare, incompréhensible, elle est néanmoins indéniable. Il faut aller vers l’acceptation, vers la douleur infinie. Et aussi vers le fait que l’existence continue. L’esprit, l’âme, le cœur sont pris dans une tornade de sentiments qu’Hervé Giraud dessine de sa plume à lui, franche, libre et tourbillonnante. Aussi onctueuse que tranchante, comme cette vie ô combien absconse dont il nous parle. Si les rayons de littérature pour la jeunesse voient régulièrement pousser des romans traitant de la maladie, ils n’en possèdent certainement pas d’autres comme Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle. Un court séisme littéraire, certes. Mais un séisme tout de même.

Présentation de l’éditeur :
Ils étaient trois comme les trois doigts de la main (de la tortue ninja). Cali, sa sœur jumelle, Rubens, le chien et lui. Ils ont leur propre langue, et se suffisent à eux-mêmes. Cali est vive, lui rêveur, Rubens joueur. Mais Cali est terrassée par une méchante maladie et Rubens fugue. Le garçon se persuade que s’il retrouve le chien, sa sœur guérira. Il mettra toute son énergie, son imagination aussi, pour le ramener à la maison.