« Ophélie courait à la vitesse du vent. Elle franchissait les rivières, fendait les forêts, survolait les villes, passait à travers les montagnes, mais la ligne d’horizon demeurait hors de portée.«
Genre : Fantasy
Nationalité : France
Date de publication : 2013
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Note :
Résumé :
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.
Mon avis :
J’ai beaucoup entendu parler de ce roman et lorsque j’ai lu son résumé, j’avais le pressentiment qu’il s’agissait là d’une petite perle comme j’aime tant en lire, encore plus lorsque j’ai su qu’il avait été le lauréat du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama. Je trépignais donc d’impatience de le lire lorsque j’ai enfin eu l’opportunité de le posséder. Mais, car oui il y a un mais, mon enthousiasme s’est très vite perdu dans le méandres de la déception. De fait, Je fais partie des rares personnes qui n’ont pas été charmé par l’univers de La Passe-miroir à mon grand regret.
Je n’ai pas été transportée, que ce soit par l’intrigue ou bien par les personnages. Dès le début, je me suis quelque peu ennuyée. Il ne se passe par grand chose d’intéressant durant toute la première partie et l’intrigue met du temps à se mettre en place. Toutefois, les choses commencent à bouger dans la seconde partie mais à mon sens pas assez. Je reconnais néanmoins que l’auteure à su me surprendre par certaines révélations mais elles ont été malheureusement bien vite éclipsées.
Du côté des personnages, je vais vous le dire très franchement, aucun n’a su attirer ma sympathie, pas même Ophélie. En fait, la seule chose que j’ai apprécié chez ses personnages c’est qu’ils ont tous des caractéristiques bien personnelles, notamment des « défauts » si l’on peut dire ça ainsi. Enfin des personnages qui n’incarnent pas la perfection et ça fait du bien ! Alors pourquoi je ne les apprécie pas ? En réalité ils ne m’ont pas déplu, c’est là toute l’ambiguïté. Je crois que le problème vient du fait que l’auteure revient en fait sans cesse sur ces petits défauts et particularités et à la longue, c’est un peu indigeste, en tout cas pour moi. Et puis, je n’ai pas toujours compris les raisonnements d’Ophélie. J’ai été plus d’une fois surprise par ses réactions et son comportement. Pour ce qui est de son fiancé … Il reste une énigme qui ne donne pas forcément envie d’être résolue. Berenilde est certainement celle qui a suscité un minimum mon intérêt de part son côté versatile. Pour le reste des personnages… je ne sais trop quoi penser d’eux.
Enfin, pour ce qui est du dénouement, je n’éprouve pas l’envie de me lancer dans le second tome. Dans l’ensemble, ma lecture a été agréable car l’écriture de l’auteure est de qualité et qu’elle possède une grande imagination, mais le reste fait défaut pour moi. Du coup, j’appréhende de me lancer dans la suite en sachant que ce tome-ci m’a ennuyé à plusieurs moments. Je crois que si je devais tout de même la lire, ce serait en l’empruntant à la médiathèque et si je n’ai rien d’autre qui m’intéresse sur le moment. C’est pas gagné.
Même si cette lecture ne m’a pas enchanté contrairement à ce que je m’étais imaginé, je pense qu’elle peut plaire à d’autre donc je ne la déconseille pas, d’autant plus qu’elle a déjà plu à un grand nombre de lecteurs et que je déteste déconseiller un livre. C’est à vous de voir !
En attendant de vous retrouver dans une prochaine chronique, je vous souhaite à tous et à toutes une bonne lecture !
Bisous à vous mes petits bouquineurs !
L’auteure :
Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d’Azur. Elle commence à gribouiller ses premiers textes sur les bancs de la faculté et se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L’écriture devient alors une seconde nature, notamment au sein de Plume d’Argent, une communauté d’auteurs sur Internet. Elle décide de relever son premier défi littéraire grâce à leurs encouragements et devient ainsi la grande lauréate du Concours du premier roman jeunesse avec « Le passe-miroir ».
Christelle Dabos vit aujourd’hui en Belgique.
http://www.passe-miroir.com
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