Le plus bel endroit du monde est ici

Par Entre Les Pages @EntreLesPages

Iris a 36 ans. Elle est célibataire, sans enfant et s’ennuie au travail. Ses parents sont décédés dans un accident de la route il y a peu de temps et elle habite, donc seule, l’appartement qu’ils occupaient jusqu’au drame, un lieu qui a tendance a regarder vers le passé. Autant dire que la gaieté n’est pas au rendez-vous dans le quotidien de la jeune femme. Au point qu’un dimanche après-midi, elle pense à mettre fin à tout ça. Sauvée in extremis par un petit garçon qui passait par là, elle pose ensuite les yeux sur un café qu’elle n’avait jamais vu avant et qui s’appelle Le plus bel endroit du monde est ici. A l’intérieur, elle fait la connaissance de Luca. Il et Italien, beau, gentil. Voilà que la vie reprend des couleurs. Comme par magie…

L’ambiance dans ce lieu est en effet emprunt d’étrangeté. D’après Luca, chaque table a un rôle. Il y a celle qui permet de lire dans les pensées de la personne en face de soi, celle qui permet de « trouver la lumière au milieu des ombres », celle qui permet de retrouver des épisodes que quelqu’un croyait oubliés. Petit à petit, au fil des chocolats chauds qu’elle savoure « dans le plus bel endroit du monde » et des discours métaphysiques énigmatiques du propriétaire, soit disant illusionniste, Iris recommence à reprendre goût à l’existence et à se projeter dans l’avenir. Elle adopte un chien, pense à vendre son appartement, se fait une amie.

Il s’agit donc, avec Le plus bel endroit du monde est ici, d’assister à la renaissance d’un être qui pensait pourtant qu’aucune autre issue que la mort n’était possible. Francesc Miralles et Care Santos ont choisi de le faire à la croisée de deux mondes, comme dans un conte. Il n’est pas demandé de croire en des forces supérieures, ni de se demander si Iris imagine, rêve, a perdu la tête. Il faut juste que le lecteur la suive et puise dans les leçons qui marquent son parcours celles qui peuvent être utiles à son épanouissement personnel. Le tout se veut donc mystérieux, joli, inspirant. Et il l’est. Même s’il parie peut-être trop souvent sur les réflexions philosophiques qui auraient pu laisser la place à plus d’action, à une héroïne qui se serait un peu plus prise en main. Car vivre, c’est parfois, souvent, se battre, sans attendre que tout finisse ou que tout s’arrange.

 

Présentation de l’éditeur :
Iris,
âgée de trente-six ans, est bouleversée par la mort de ses parents dans un accident de voiture. Par un après-midi froid et gris où rien ne semble plus avoir de sens, elle songe à commettre l’irréparable. Quand soudain, elle découvre un petit café auquel elle n’avait jamais prêté attention. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, ayant éveillé sa curiosité, elle décide de pousser la porte et d’aller s’asseoir à une table. Un jeune Italien vient bientôt l’y rejoindre, il se prénomme Luca. Ensemble, ils commencent à évoquer la vie d’Iris. Pendant six jours d’affilée, ils se retrouvent au même endroit et, progressivement, Iris semble sortir la tête de l’eau. Mais au septième jour, Luca demeure introuvable. Iris comprend qu’elle ne le reverra plus. Ce qu’elle ignore en revanche ce sont les raisons de sa disparition. Mais une chose est certaine, la semaine qui vient de s’écouler avait quelque chose de magique… Au sens propre du terme.