Bonjour,
Hier, j’ai participé à un colloque sur la protection de l’enfance, alors je ne vais pas vous en faire un compte rendu mais je vous propose une petite bibliographie au cas où le sujet vous intéresserait (en plus ça me fait un pense-bête :p).
Les références que je vous propose parlent beaucoup de l’évolution de la société autour de l’enfant et de ses droits mais aussi de ce que la société met en place autour de lui afin de la protéger.
Y-a-t-il des conditions optimales pour le développement d’un enfant ? Quelle est la nature des liens qui s’établissent entre l’enfant et ses parents ? Si l’enfant ne peut rester dans sa famille est-il souhaitable ou non de favoriser des rencontres avec elle ? Quels sont les enjeux, à moyen et à long terme, de la rupture ou du maintien des relations entre un enfant placé et ses parents ? Quels liens peuvent-ils alors élaborer ? Comment évaluer la capacité des parents à assumer à nouveau, après une période de séparation, tout ou partie de leurs fonctions parentales ? Comment y préparer l’enfant ? Partant de l’analyse détaillée de cas cliniques qui mettent en scène ces interrogations, le groupe de recherche* conduit par Didier Houzel sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la Solidarité s’est donné pour tâche de mieux comprendre les enjeux de la parentalité. Cet ouvrage rend compte de ce travail de réflexion. Les auteurs présentent ici des axes de référence théoriques qui se traduisent sous forme de propositions concrètes pour mieux soutenir parents et enfants en souffrance. Les acteurs sociaux y trouveront donc des repères qui viendront étayer leur réflexion et leur engagement dans un travail en réseau, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des situations où la parentalité est fragilisée.
Notre société est obsédée par les jeunes de cité. Mais cette peur sociale va de pair avec une ambition politique: assimiler à la nation les mineurs qui lui semblent étrangers. Enfants naturels sous la Révolution, jeunes délinquants au début du me siècle, enfants abandonnés sous la Troisième République, jeunes de banlieue aujourd’hui, tous sont condamnés à une réhabilitation physique et morale capable d’effacer leurs origines imparfaites. Emblématique des idéaux républicains, matrice d’une francité qui se veut universelle, cette utopie intégratrice est l’une des plus anciennes politiques publiques en France. Elle revient de façon récurrente jusqu’aux crises contemporaines, dans lesquelles elle porte une part de responsabilité. Car le » modèle français d’intégration » se révèle plutôt un contre-modèle, non seulement parce qu’il échoue à insérer les jeunes dans la société, mais aussi et surtout parce qu’il postule l’inégalité des individus. Depuis les » bâtards » de l’an Il jusqu’aux » racailles » des années 2000, l’État-nation démocratique s’est confronté à toutes les figures de l’altérité juvénile, qu’il a contribué à stigmatiser en voulant les sauver. C’est cette longue entreprise que retrace Ivan Jablonka dans un ouvrage essentiel pour comprendre notre société actuelle.
Trop souvent encore, l’enfant « placé », pris en charge par l’Aide sociale, doit affronter une tragique instabilité. Dépossédé d’un passé qu’on lui cache et privé d’un avenir qu’il ne choisit pas, il est déplacé de foyer en famille, de famille d’accueil en
établissement social, d’établissement social en établissement spécialisé… dix fois, vingt fois. Déraciné, morcelé, voici un être pour lequel rien ne dure et qui, de ce fait, a des difficultés à se
constituer une identité. Éminent spécialiste du fonctionnement de l’Aide sociale à l’enfance,
Pierre Verdier en retrace d’abord l’évolution historique. La législation, son application (ou sa non-application), l’idéologie, la pratique et les résultats de l’Ase sont ensuite présentés, analysés
et illustrés de cas concrets et d’éléments chiffrés. Enfin dans un état d’esprit nullement utopique mais résolument tourné vers une autre pratique, l’auteur montre ce que pourrait être l’aide à l’enfance de demain. Dans cet ouvrage devenu un classique, Pierre Verdier en appelle au pouvoir de réflexion des travailleurs sociaux, éducateurs et
responsables de l’aide à l’enfance. Il démontre que pour être constructives les séparations ne doivent pas être des ruptures, afin que l’enfant séparé puisse devenir un adulte à part entière.
Sommaire
- MANON LA MALEDICTION DE L’ASE
- CETTE MALTRAITANCE QU’ON NE VEUT PAS VOIR
- DES MILLIERS D’ENFANTS PRETS A DEVENIR DES «BOMBES»
- COMMENT EN EST-ON ARRIVE LA ? ENFANTS MALTRAITES, ARGENT DETOURNE
- FAMILLE D’ACCUEIL : ENCORE UNE FOIS, LA LOTERIE
- QUELQUES CARICATURES DES PIRES MAUX
- ENFANTS EN DANGER DANS LEUR FAMILLE
- LES PLACEMENTS ABUSIFS
- LES «OUBLIES» DE L’ADOPTION
- ET APRES 18 ANS LA RUE ? QUAND CA MARCHE, OU PAS
- COMMENT FONT LES AUTRES ?
Si le droit des jeunes vous intéresse, vous pouvez aussi faire un tour sur le site de Mr Rosencveig (Juge pour enfant).
Bonne lecture !! :)
PS : si ce billet vous intrigue, je reste à votre disposition pour discuter mais de préférence par mail ;)