Quatre cadavres, une fourchette et un pendu, de Stéphane Hubert

Par Hervé Sard
Je ne connais pas Stéphane Hubert. Je sais juste qu'il auto-publie ses romans, et qu'il était en dédicace à Nantes au café La Perle il y a quelques mois de cela. Alors quand il me téléphone pour me proposer la lecture d'un opus de sa série des aventures d'Étienne Bekq, je dis banco, on verra bien.Dans Quatre cadavres, une fourchette et un pendu, court polar d'environ 120 pages, j'ai accroché de suite. "Un cul, un cul tout blanc. Le reste du corps était à moitié enfoui dans la vase du port."Étienne Bekq, le "héros", est écrivain et pour l'heure en "résidence" sur un bateau que lui a généreusement prêté un ami. Bateau ancré à Trentemoult, petit port de Loire pile en face de Nantes.Les mort(e)s vont s'enchaîner, toutes (ce sont des femmes) retrouvées avec le derrière lardé de coups de fourchette... Toutes ont un lien avec Étienne. Lui, il n'y est pour rien et les flics le savent bien. Alors qui ? Pourquoi ?Aucun temps mort. De l'action et de l'humour. Étienne Beck est un dilettante, mais il ne se laisse pas marcher sur les pieds...Un bon moment de lecture, que les Nantais peuvent se procurer (ainsi que le reste de la série), la la librairie Coiffard.