480 pages
Aujourd’hui, c’est une chronique un peu particulière puisque je vous présente deux livres que j’ai abandonné. N’ayant pas assez de matière pour faire deux belles critiques, j’ai préféré adopté ce système. J’ai rassemblé ces deux livres car ils sont issus du même genre littéraire qui est la dystopie.
« J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.
J’ai commencé ce livre avec beaucoup d’enthousiasme vu les très bonnes notes et les multiples critiques élogieuses.
Le début de ma lecture s’est plutôt bien passée. L’univers souterrain que m’a présenté Pierce Brown m’a interpellé et m’a accroché.
Darrow est présenté dans le résumé comme un anti-héros ce qui m’a fait aimé ce personnage. Il a un caractère résiliant. Il n’a pas envie de se poser des questions inutiles. Il a une vie même si elle est loin d’être facile mais celle-ci le contente. Il a une femme, un travail qui est censé pouvoir sauver la planète. Mais après un événement plus que traumatisant, Darrow est poussé malgré lui à remettre en question le fonctionnement de la société. Il va donc intégrer la rébellion.
Et c’est là que je n’ai plus adhéré à l’histoire. Darrow s’est retrouvé dans une arène – encore – à devoir combattre pour survivre – encore. Le schéma est déjà archi connu. De plus l’arrivée de tout un tas de personnages m’a perturbé. Je ne savais plus qui était qui ce qui est vraiment dérangeant pour suivre correctement l’histoire.
L’univers dystopique me paraissait posé au début mais très vite une impression de brouillon s’en est dégagé.
J’ai donc pris la décision de laisser de coté ma lecture pour continuer sur autre chose et ce qui devait être provisoire est devenu définitif.
427 pages
Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection?
C’est en avril que j’ai commencé ce livre – et oui ça commence à faire un bail donc il faut être réaliste, je ne le terminerai surement jamais ! Et pourtant, encore une fois j’avais très envie de découvrir l’écriture de Scott Westerfeld et son univers dystopique qui pousse les adolescents à faire de la chirurgie esthétique pour devenir beau. Les moches ou plutôt ceux qui ne rentrent pas dans les standards de beauté admis par la société sont rejetés.
Comme avec Red Rising, le début m’a plutôt convaincu mais lorsque Tally a commencé son voyage pour retrouver les rebelles, j’ai trouvé le récit poussif et je me suis très vite ennuyée. Je n’avais aucun atome crochu avec le personnage de Tally et donc poser mon livre n’a pas vraiment été une difficulté. De plus à ce moment, je me remettais très difficilement à la lecture. Je traversais le désert du livre et rien n’arrivait à accrocher mon esprit suffisamment longtemps pour me redonner goût à la lecture.
Un livre c’est avant tout une histoire de rencontre. Je crois que ces deux livres ne se sont pas présentés au bon moment. Ce sont deux rencontres ratées.