Editions Nathan – Année 2013
336 pages
Qui n’a jamais entendu parler de « Nos étoiles contraires » ou de John Green surtout alors que viens d’être adapté au cinéma un autre de ses romans. Avant cette date, je connaissais John Green de nom et parce que « Nos étoiles contraires » a fait un tel battage médiatique qu’il était difficile de passer à coté. Et lorsque je vois que sur Livraddict, il y a déjà 557 blogueurs qui ont chroniqué ce livre, je me dis que mon avis ne comptera pas vraiment.
C’est en cela que j’ai longuement hésité avant de le lire alors qu’il est dans ma PAL depuis aout 2014. Il aura donc trainé un an dans ma PAL avant qu’il en sorte, et ce n’est pas sans une certaine appréhension que je l’ai fait.
J’avais peur! Peur de me vider de toutes les larmes de mon corps si l’histoire me prenait aux tripes comme elle l’a fait pour tellement de lecteurs alors que mon moral n’était pas au top. Peur que je n’aime en fin de compte pas, peur de passer à coté de quelque chose qui aurait dû être inoubliable. Et au final….
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
Au final, j’arrive à comprendre pourquoi il a remporté un tel succès auprès d’un si large panel – parce que ce livre n’est pas que destiné aux adolescents comme certains aimeraient le faire croire – mais pour moi ce livre n’est pas si glorieux et inoubliable que cela. En effet, je garderais longtemps en tête cette histoire puisque John Green n’a pas son pareil pour essayer de faire pleurer dans les chaumières tout en délivrant une bonne morale : « La vie continue pour les vivants après la mort de ceux qu’on aime ».
Si j’avais lu ce livre au moment où ma grand-mère à succomber au cancer du fumeur alors qu’elle n’avait jamais fumée de sa vie, ce livre ne m’aurait pas aidé. Ce livre ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes.
On rencontre ici Hazel qui est atteinte d’un cancer qui l’oblige à toujours avoir une aide respiratoire. C’est au travers de ses yeux que nous découvrons son histoire, son cancer, sa famille et ses amis. Hazel est une jeune fille courageuse, et plus lucide que ces parents sur son état de santé actuel, ou sur la vie qui se profile sans elle. Elle n’oublie pas d’ailleurs de le répéter à ses parents, après tout c’est une adolescente ayant une réaction d’adolescente. Alors qu’elle est assez défaitiste ou plutôt réaliste et caustique, ses parents quand à eux préfère vivre chaque moment avec elle sans penser à la maladie. Même si j’ai beaucoup apprécié qu’ils aient enfin de compte prévu la suite , un but qui leur donnera envie d’avancer dans l’après.
Augustus est un jeune homme optimiste. C’est le négatif d’Hazel et pour cela on a l’impression que c’est lui qui va lui survivre. C’est là que John Green a développé une intrigue intéressante en renversant la situation.
Toutefois, je trouve John Green très fort pour ajouter des détails impromptus à des moments inopportuns qui ne font pas avancer le récit mais qui le ralentisse au contraire. Ces passages se veulent très souvent mielleux et ils n’apportent rien aux personnages, ni à l’histoire.
Il ne faut pas croire non plus que je n’ai pas apprécié ma lecture car je n’ai fait qu’une bouchée de ce livre mais je n’ai pas été emporté par l’histoire.
Je crois qu’à l’image de la rencontre entre Hazel et Augustus avec Van Houten, ma rencontre avec « Nos étoiles contraires » et John Green n’a pas été à la hauteur de mes espérances. J’en attendais très certainement beaucoup et au final, j’avais déjà une idée préconçue sur ce livre.
Il ne me reste plus qu’une étape. Je vais laisser passer quelques jours avant de regarder le film et peut être que ce dernier pourra peut être me faire changer mon point de vue.
PS : Je suis désolée si je froisse certaines personnes avec mes propos. Ce n’est pas mon intention de démonter un livre qui a plu à tant de personnes.