Et puis, Paulette...

Publié le 04 juin 2015

Voilà une lecture qui me touche particulièrement, dont j'ai eu du mal à détacher mes yeux humides et que j'ai quittée à regret, une fois la dernière page tournée.

Il faut dire que Paulette, c'était le prénom de ma Mémé, et que dans ce roman, on parle des personnes âgées, enfin plutôt des viocs dans cette histoire drôle, tendre et émouvante.

Il est question de la solitude des vieux, mais pas seulement, de leurs conditions de vie aussi, de la mort, des relations avec la famille, le tout écrit avec beaucoup d'humour, même si derrière on est titillé par cette peur de vieillir. Où l'on se prend à envier ces vieux de Et puis, Paulette..., pour lesquels Barbara Constantine imagine une vie meilleure, entre colocation, jardinage et cuisine intergénérationnelle.

Sans vouloir offenser les personnes qui travaillent en maison de retraite (que j'admire, pour la plupart), je n'ai jamais rêvé de finir ma vie dans un de ces endroits qui sentent bizarre, où l'on mange à 18h et où l'on joue au loto le mercredi après-midi. Et si j'en avais eu la possibilité, j'aurais aimé habiter à la ferme moi aussi avec ma Mémé Paulette et ses potes, des chiens, des chats et un hamster (j'aime bien les hamsters), comme j'aimerais que mes futurs petits-enfants aient la possibilité et l'envie de le faire avec moi.

Pardon pour ce billet un peu personnel, mais il faut dire que ce roman remue les tripes et appuie là où ça fait mal, là où je donnerais cher pour une journée avec ma Mémé à jouer aux dadas ou cueillir des jonquilles, ou simplement voir dans ses yeux cette tendresse particulière qu'on ne trouve que chez nos grand-parents.

Vous l'aurez compris, un roman qui sent bon la madeleine de Proust, et qui nous rappelle que les vieux ont tant à apporter à notre société, nous qui l'avons oublié depuis si longtemps. Une belle idée de Barbara Constantine, qui a créé un blog malheureusement pas très fourni pour le moment, mais j'espère qu'il le sera avec le temps, et le nom ne s'invente pas : solidarvioc (!)

J'aurais aimé vous donner maintenant une recette de ma Mémé, malheureusement nous étions bien trop occupées à jouer à la bataille pour cuisiner, je me contenterai donc d'un plat qu'elle me préparait très souvent et qui plaît beaucoup aux enfants, les Escalopes panées.

Il vous faut :

  • Des escalopes de dinde très fines (de la dinde parce que souvent les escalopes sont plus fines que celles de poulet)
  • 1 oeuf (ou 2 si vous avez beaucoup d'escalopes)
  • De la chapelure
  • Huile et beurre

Battez l'oeuf dans une assiette creuse. Dans une autre assiette, saupoudrez de la chapelure.

Trempez bien de chaque côté les escalopes, d'abord dans l'oeuf, puis dans la chapelure.

Dans une poële, faîtes chauffer un peu d'huile et un peu de beurre, puis faîtes revenir les escalopes à feu moyen (pas trop fort sinon elles brûlent) 5/10 min. Pour une recette plus légère, vous pouvez remplacer l'oeuf battu par du lait. Attention à ce qu'il y ait suffisamment de matière grasse dans la poële, sinon la chapelure ne prendra pas.

Vous pouvez servir avec une petite sauce tomates maison, c'est délicieux, et des haricots verts par exemple.

Pour une variante, vous pouvez tester la Fondue bressane , en ce cas il vous faut des blancs de poulet coupés en morceaux, que vous trempez de la même manière dans l'oeuf ou le lait, puis la chapelure, puis dans le caquelon. Une recette conviviale et une alternative aux fameux nuggets, à déguster avec une bonne sauce béarnaise.

Bon appétit !