[FILM] Ciné-After #2 : Les Gardiens de la Galaxie

Par Criticomics @Criticomics

Sorti le mercredi 13 Juillet de cette année 2014, Les Gardiens de la Galaxie est le film issu de Marvel Studios censé boucler la phase 2 de l'univers cinématographique des héros Marvel (Avengers ayant conclut la phase 1 et l'avènement de l'univers). Je l'ai vu il y a encore quelques heures en faites, j'ai dormi entre deux, mais rassurez-vous, la limite des 24H pour faire un CinéAfter est respectée. Ci-dessous, la review de la seule personne qui fixe des règles pour s'embêter lui-même, review sans schizophrénie cela va de soit.
 
Guardians of the Galaxy est considéré comme le plus gros film de l'été, certainement plus que La Planète des Singes : L'Affrontement ou Transformers 4. On est habitué depuis maintenant un moment aux films Marvel Studios concrétisant les super-héros et merveilles papiers de la Maison des Idées à l'écran.
Je pense qu'on l'a tous compris dès son annonce, Les Gardiens de la Galaxie n'est pas un film de super-héros classique, d'ailleurs, ça s'en éloigne profondément. Appréhender par James Gunn, les conditions de tournage elle-même semblaient assez éloigné d'un Iron Man ou d'un Captain America puisque le corps du film a été tourné en Angleterre.
Les Gardiens tend beaucoup plus vers le film de space opera que le genre super-héroïque. Centré sur des individus que tout sépare, le film n'est ni l'origin story d'un groupe de super-héros ni un film rassemblant les têtes d'affiche des studios Marvel. Il s'agit tout simplement d'une aventure où la science-fiction à libre court.
Ainsi, Gunn laisse libre court à son imagination et s'approprie totalement l'univers de ces héros de l'espace. Les fans de longue date seront sans doute déçu devant la caractérisation du Nova Corps passant d'un Corps intergalactique de justiciers sur le papier à celui de bon flics, bras cassés et détestables dans le long-métrage. C'est un exemple parmi d'autres mais il est clair que le film doit être aborder sous un jour nouveau.
Un jour nouveau, c'est aussi comme cela que l'on peut qualifier ce film dont la touche Made in Marvel (l'humour enfantin) laisse place à quelques choses de tout aussi absurde mais totalement assumé. En réalité il faudrait aborder ça dans l'angle de la parodie. De toutes manières, ce film est parodique, à la fois du space opera avec Han Solo et Chewbacca transformés en raton-laveur qui parle et en extraterrestre végétal mais aussi du genre super-héroïque aujourd'hui trop tendu vers le sérieux. Ce sont bien sûr Rockett et Groot que j'ai insinué deux lignes au-dessus qui sont les acteurs principaux de l'auto-dérision, de l'absurdité et de de la parodie. Niveau absurdité et auto-dérision, l'on a aussi notre Peter Quill là aussi à des lustres des comics. Le plus surprenant, c'est que la recette prend et on se met à adorer les gags tellement bêtes mais tellement drôles distillés tout le long du film.

Peter Quill, Rockett, Groot, je viens de vous en parlez et si vous n'avez pas encore vu le film, vous vous demanderez sans doute qu'en est-il de leur histoire, leur background. En réalité, en dehors des insinuations et de quelques répliques, on ne saura pas, au détail près, le passé des personnages. Si l'histoire des personnages reste très vague, je ne pense pas que cela soit un problème en soit. Cette bande de bandits, truands, têtes à claque, et tueurs forment un tout, un ensemble qui nous fait vite oublier que leur passé est très peu exploité car justement, on s'en fiche un peu en fin de compte. Non pas que ce n'est pas grave et que les films qui ne développent pas leurs personnages ont raison, c'est juste que ce que l'histoire ne nous donne pas, on le retrouve autre part dans le présent. La caractérisation des personnages suffira à ravier le grand public qui, comme moi, aura sans doute que peu d'entrain à connaître le passé des pitres qui rythment le film car cela fait justement parti des points forts de la caractérisation de l'histoire.
Si le développement assez fin des personnages ne me dérangent pas le moins du monde, je reprocherai au film un scénario basique du space opera, allant jusqu'aux clichés. En vérité, c'est du réchauffé et ce n'est clairement pas un coup de génie. Il n'en reste pas moins que c'est assez bien rythmé et si l'histoire ne casse pas trois pattes à un canard je continuerai, corps et âmes, de féliciter le dosage entre le fun, l'action et le peu d'émotions que suscitent Les Gardiens de la Galaxie.
Là où l'on s'approche des grands space opera tel Star Wars, c'est dans l'ambiance posé par James Gunn à la fois coloré et parfois sombre cependant, comme le film en lui-même dont les tranches d'humour laissent parfois place à des moments beaucoup plus intenses. Les décors et les designs des vaisseaux sont quand à eux grandioses, les batailles spatiales (ou du moins, la bataille finale) et les courses-poursuites en vaisseaux spatiaux sont clairement réussies et là encore, on est proche des plans du feu de Dieu de la prélogie de Star Wars par exemple.
Les Gardiens de la Galaxie est un film qui n'a pas froid aux yeux. S'éloignant de la lignée des films Marvel, il fait la part belle à la parodie des blockbusters de ces dernières années et laisse libre court à l'absurdité non contenue. Même si le scénario reste très basique, on s'attache vite au groupe de casse-cous héros de l'aventure et l'on ne pourra qu'acquiescer le fait que ce film est un nouveau pas de franchi au niveau des adaptations cinématographiques de comics et de Marvel puisqu'il met en avant des personnages méconnus jusqu'aux fanboys de la BD américaine et de la plus belle des manière.

 

Vous pouvez aussi voir la vidéo de Thomas sur le film !