Hiver 1766 dans le Grand Nord Canadien. Un trappeur apporte une pépite d’or à Magnus Norton, gouverneur du comptoir de la Compagnie de la Baie d’Hudson. L’homme âgé entrevoit une opportunité unique de richesse avant son retour en Angleterre et organise une expédition secrète, à son seul profit, vers des terres inexplorées mais réputées dangereuses au-delà de la White River. Le petit groupe est composé de son fidèle adjoint, John Shaw, un homme brutal, avide et arrogant et de Tom Hearn un baleinier taiseux mais avide d’exercice, de plus par son métier, il connait les Esquimaux et saura leur parler. Datsanthi, un Indien sera leur guide, avec son fils et leurs deux épouses. L’expédition va s’avérer périlleuse, Indiens et Esquimaux sont ennemis, Shaw a une grande gueule et aucun tact, méprisant les autochtones il met le bazar dans le groupe…
Nom d’une pipe !!! Et là je me mors les joues pour ne pas être grossier ! La critique internationale (sic !) est unanime pour saluer ce roman, même Richard Ford le trouve « Vraiment fantastique ». J’hallucine. Ok, le bouquin n’est pas « mauvais » mais c’est un roman d’aventures pour petites dames des clubs de lecture. Point.
Rien n’est notable dans ce récit, tout est convenu. Aucune scène mémorable, la psychologie des personnages est basique, leurs ennuis très classiques et lus cent fois dans ce genre de récits (mais en mieux ailleurs). Et l’avant-propos qui annonce un socle historique richement documenté laisse rêveur.
Ian McGuire base son bouquin sur la quête de l’or et l’avidité des hommes pour ce métal alimentant la soif de richesses, la brutalité et le mépris des Blancs envers les peuples autochtones. Bravo, des idées neuves !