Félix Soupel, le narrateur, exerce la profession de correcteur indépendant. De retour de congés, il découvre dans son lit, le cadavre de l’homme à qui il avait loué son appartement pour ces quelques jours d’absence. Doutant des capacités de la police à faire toute la lumière sur cette étrange affaire, Félix décide de mener sa propre enquête. Jouer les détectives amateurs n’est pas à la portée de tous, on n’est pas dans une série télévisée. Aidé de son neveu Gabriel, neuf ans, Felix s’engage dans une aventure qui va devenir risquée…
Un polar très léger mais plutôt amusant qui a bénéficié à mes yeux de circonstances très favorables, c’est le seul bouquin que j’ai réussi à lire durant les dix jours de fortes chaleur que nous avons connues. Donc mon conseil, notez la référence, ça pourrait vous être utile bientôt, l’été n’est pas encore là !
Pour l’intrigue, ne convoquez pas les rois du polar, vous feriez fausse route au risque d’être déçus. Ici, tout réside dans l’humour, pas celui des éclats de rire, mais du sourire perpétuel au coin des lèvres.
Felix est un type très banal, pas particulièrement futé, du genre falot à la vie pépère et en tant que détective il est maladroit. Son adjoint et jeune neveu, est chargé des recherches sur Internet et les Réseaux sociaux. L’enquête va l’entrainer dans un minable trafic de gogottes (La gogotte est une concrétion gréseuse de sables siliceux très purs, souvent appréciée pour sa forme, provenant en particulier du sable de la forêt de Fontainebleau) qui va s’avérer dangereuse mais les coups de pot saugrenus sauveront le candide détective.
A l’humour perpétuel du récit, que ce soit dans l’intrigue un peu loufoque, les réflexions de Felix, les remarques de l’écrivaine sur la société d’aujourd’hui, viennent se glisser dans le roman, sans qu’on sache vraiment comment, des passages consacrés à Frane Selak (Un professeur de musique croate, surtout connu pour ses histoires non vérifiées sur ses fréquentes confrontations avec la mort) ou au roman de Simon Leys, Les Naufragés du Batavia, où il y évoque le massacre des survivants du naufrage du Batavia par un psychopathe à la fois autoritaire, lâche et sanguinaire !