Les murs où les jeunes illustrateurs tentent de se faire connaître.
La ville de Bologne est aussi magnifique que pleine de travaux. Qu’il s’agisse de restaurer palais anciens, églises ou autres merveilles historiques ou d’y installer un tram jugé indispensable mais dont les travaux transforment la ville en gruyère. Le capitale de l’Emilie-Romagne s’arpente facilement à pied, sur d’agréables trottoirs sous colonnades parfois illustrées de fresques. Il y a aussi un impressionnant système de transpors en commun par bus. Certaines lignes ont des fréquences de machine, d’autres, dont le fameux bus 28, l’unique qui mène à la Foire du livre pour enfants, en extérieur de ville, depuis le centre et le quartier universitaire, beaucoup moins. Le pratiquant depuis plusieurs années, je peux en témoigner. Il n’est pas rare de l’attendre 20 minutes, de le voir arriver et snober l’arrêt parce que bondé. On imaginerait un renforcement des fréquences en période de Fiera del libro per ragazzi, mais non. Ce mercredi, troisième jour de foire, c’est le pompon, 50 minutes d’attente à l’aller, 30 au retour. Pour voyager serrés comme des sardines. La veille, le bus était tombé en panne, heureusement pas loin de l’entrée de la Foire, mais il pleuvait. C’est dire s’il est difficile de suivre un agenda en Italie.
L’exposition des illustrateurs.
Ce troisième jour de foire se révèle toujours très animé. Des centaines d’illustrateurs et d’illustratrices parcourent les cimaises, dessinent sur les murs dédiés, laissent leurs coordonnées avec l’espoir un peu fou d’être remarqués. Qui a envie d’examiner les milliers de papiers collés en quelques heures? Les réseaux sociaux servent souvent maintenant de meilleures cartes de visite.
L’annonce de l’absence de Noushin Sadeghian. (c) Claude Combet.
La Foire de Bologne, ce sont aussi d’autres expositions dont je rendrai compte à mon retour.