Les dossiers Cthulhu : Sherlock Holmes et les Monstruosités du Miskatonic (T2), James Lovegrove

Par Lacueilletteduneroussette

Bonjour tout le monde !!

Cela fait bientôt un mois que je n’étais pas venue par ici vous publier un article et notamment un avis littéraire. Les jours et les semaines s’enchaînent et après une journée de travail je n’ai pas toujours le réflexe (ni l’envie) de venir rédiger un billet. Sauf qu’aujourd’hui je viens pour vous parler de Sherlock Holmes et notamment d’une adaptation version Lovecraft avec le tome 2 de la saga Les dossiers Cthulhu : Sherlock Holmes et les Monstruosités du Miskatonic écrit par James Lovegrove.

Avant d’aller plus loin dans l’article, je vous invite à lire ma chronique sur le tome 1 juste ici.

Résumé :

Auteur : James Lovegrove

Genre : Policier, Fantastique

Édition : Bragelonne

Année : 2019

Nombre de pages : 358 pages

Titre original : The Cthulhu Casebooks, book 2: Sherlock Holmes and the Miskatonic Monstrosities (2017)

Fait partie de la saga Les dossiers Cthulhu

Printemps 1895. Malgré quinze années de combat contre des entités surnaturelles qui leur ont coûté cher, Sherlock Holmes et John Watson accusent sans hésiter lorsqu’on les appelle à Bedlam, asile psychiatrique de sombre renommée. Ils y rencontrent un étrange patient qui parle r’lyehen, la langue des Grands Anciens. L’homme, amnésique, est horriblement mutilé. Il s’agit en réalité de l’un des deux survivants d’une expédition scientifique maudite visant à capturer un shoggoth, une créature quasi mythique. Et lorsqu’il disparaît, enlevé par des forces occultes, il devient évident que l’affaire ne se limite pas à son cas. C’est seulement en apprenant ce qui s’est réellement passé lors de cette désastreuse expédition en Nouvelle-Angleterre que Holmes et Watson pourront mettre au jour l’effroyable vérité…

Mon avis :

N’étant pas spécialement une grande adepte de l’univers fantastique et une débutante complète pour celui créé par H.P. Lovecraft, il ne faut pas s’attendre dans cette chronique à un développement et une critique très précise entre cette adaptation et l’univers originel. Je ne peux faire cette critique uniquement sur ce qui concerne Sherlock Holmes.

J’ai lu le premier tome de cette saga en novembre dernier et je ne souhaitais pas trop tarder à enchainer la suite afin de bien avoir en tête tous les éléments avancés dans le roman et notamment les enjeux. J’avais une crainte en commençant cette histoire c’est qu’elle tombe dans le genre de l’horreur, genre que je n’aime pas du tout et pour lequel je n’étais pas sûre de vouloir continuer. Les derniers chapitres du tome précédent flirtaient avec l’horreur car Sherlock Holmes et John Watson étaient au coeur de l’univers de Lovecraft où l’irréel et l’impensable rencontrent la réalité.

Ici nous sommes 15 ans après l’histoire du tome 1, Sherlock Holmes et John Watson combattent le surnaturel et les forces obscures à l’abri des regards et dans un cercle restreint de personnes au courant. J. Watson raconte leurs aventures dans les nouvelles qu’il publie en ôtant la partie fantastique, correspondant ainsi à ce que nous lecteurs avons lu dans les oeuvres de Conan Doyle. Ce tour de passe-passe permettant de justifier la présence du fantastique tout en crédibilisant leurs aventures m’a bien plu. James Lovegrove utilise un procédé littéraire visant à légitimer le surnaturel tout en emportant le lecteur dans son enquête.

Dès le premier chapitre, nous savons que ce tome sera découpé en deux parties : une consacrée à l’enquête et une autre détaillant le passé de l’un des personnages que nous allons rencontrer dans cette aventure. C’est exactement la même découpe que Une étude en rouge et La Vallée de la peur. J’ai lu quelques commentaires qui n’avaient pas apprécié ce choix par l’auteur parce que sur la moitié du livre nous ne sommes plus sur une enquête en compagnie de nos 2 personnages mais sur le récit d’un autre intervenant. En ce qui me concerne en commençant la seconde partie j’avais peur d’être déçue car nous allions être au coeur d’une aventure sans précédent dans une expédition scientifique à bord d’un navire à la recherche de créatures mythiques surnaturelles.

Parfois il faut laisser ses aprioris de côté et juste se laisser porter, j’ai bien fait d’opter pour ce choix car j’ai passé un excellent moment de lecture ! Malgré la traduction l’auteur écrit extrêmement bien. J’ai été emportée dans cette aventure et ai lu le roman en 3 soirées. J’ai même préféré cette histoire à la précédente car il y avait plus d’actions. Au vue de la fin, j’ai très hâte de continuer et de lire le tome suivant qui est censé clôturer la trilogie (bien qu’un 4ème tome fut publié il y a 3 ans). Il y a un rebondissement qui nous invite à rapidement avoir entre les mains la suite. Pour la partie horreur et notamment la description des monstres horribles, vu mon imagination il est certain que je ne les ai pas imaginé aussi atroces que ce que l’on peut trouver sur internet en cherchant le nom des entités surnaturelles. Clairement, sinon je n’aurais pas réussi à fermer l’oeil de la nuit.

S’il n’y avait pas Sherlock Holmes et John Watson je n’aurais jamais découvert cette saga et encore moins m’y serais intéressée. La force du roman et l’intérêt résident, selon moi, dans ce que l’auteur a réussi à reprendre ces deux personnages emblématiques tout en gardant leur personnalité et leur amitié. Évidemment c’est assez modernisé. Sherlock Holmes n’est pas aussi antipathique que dans les récits originels. Les marques d’amitié entre les deux hommes sont fréquentes et une tendresse affective découle de certains dialogues. Si vous n’êtes pas familier avec l’univers holmésien cela ne vous empêchera pas de lire cette saga. Certes vous n’aurez pas en tête les clins d’oeil et les références à certaines de leurs enquêtes mais cela ne gâche en rien la lecture. Je suppose que c’est de même pour Lovecraft. Les entités surnaturelles imaginées par Lovecraft sont reprises ici, il y a sûrement des clins d’oeil mais j’ai tout de même compris toute l’histoire.

Je reste volontairement en survol dans cette chronique car tout l’intérêt est de découvrir cette aventure au fil des pages et de se plonger dans cette épopée scientifique du XIXème siècle à la recherche de nouvelles espèces. Le rythme est comme une épopée, intense et vivante.

Si certains ont déjà lu cette saga n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires. D’ici là je vous souhaite une bonne fin de journée et vous retrouve dans un prochain article !

Laure