X-men l'ère d'apocalypse au format comics poche de panini (1/3)

Par Universcomics @Josemaniette

 Petit format signifie aussi petit prix. L'occasion, pour ceux qui (re)découvrent quelques grands classiques de la Maison des Idées, d'investir dans le dernier grand crossover de la grande période des X-Men, l'Ere d'Apocalypse. Ceux qui savent, savent. Mais les autres? Ont-ils conscience de quoi il s'agit véritablement ? La base de ce récit est simple et entend refaire l'histoire. Lorsque Legion, le fils psychotique de Charles Xavier, remonte dans le passé pour assassiner Magneto, il finit par échouer lamentablement, et tuer son propre père. Un évènement imprévu, qui a de lourdes conséquences, puisque la ligne temporelle classique s'en trouve à jamais bouleversée. Le monde tel que nous l'avons connu n'existe plus. Désormais, ce sont les mutants qui ont pris le pouvoir, sous l'égide du tyrannique Apocalypse. Les humains comme vous et moi (je dis cela, mais peut être y a t'il des mutants parmi les lecteurs) sont soumis, torturés, affamés, voire simplement supprimés. C'est un massacre organisé par le dictateur tout puissant, bien aidé il est vrai par des affidés cruels et avides de pouvoir, comme Sinistre (qui complote à son insu), Holocauste, ou encore les prélats Summers (oui, ce sont bien Alex et Scott). Tous les mutants n'ont pas suivi cette voie radicale, et il existe encore des poches de résistance, notamment grâce au travail de l'ombre de Magneto, qui est à la tête de ce qui reste des X-Men. Le maître du magnétisme est marié avec Malicia, et le couple a même eu un petit garçon. Un bonheur familial tout relatif, dans un monde en décomposition. Une fiction atroce, qui commence à se lézarder le jour où un inconnu débarque (en fait, c'est Bishop, alors sur la voie du succès) et tient des propos décousus. Grâce au toucher de Malicia, qui absorbe toujours pouvoirs et psyché, Magneto apprend la vérité, sur ce que le monde aurait du être, mais qu'il n'est plus. Dès lors, son approche de la lutte va changer, tandis que la question se pose : comment et pourquoi Bishop est-il le seul à se rappeler l'univers Marvel classique, tel qu'il était avant le geste fatal de Legion ? 

C'est parti pour la réédition en petit format de l'Ere d'Apocalyspe, un immanquable, on vous dit ! Au menu de ce rendez-vous initial, les premiers épisodes de la longue saga. Rappelons nous bien qu'alors tous les titres mutants avaient changé de nom. C'est ainsi que nous trouvons au sommaire le premier numéro d'Astonishing X-Men, ou encore celui de Gambit and the X-Ternals, qui narre la lutte du cajun aux cotés de Magneto, pour rétablir la réalité de base. Pour ce faire, il lui faudra embarquer son petit groupe de rebelles dans l'espace, à la recherche du cristal M'Kraan, le nexus de toutes les réalités, justement. Ce premier volume est en fait une véritable anthologie de ce que pouvait être un comic-book Marvel dans les années 1990. Aussi bien au niveau des auteurs au travail (Lobdell, Nicieza, Dodson, et la relève très en vogue alors, comme Madureira, Cruz, Tony Daniel) qu'à celui des tics et trucs narratifs et graphiques (personnages stéroïdés aux mâchoires continuellement crispées, langage relâché à tendance argotique rétro), il vaut mieux ne pas être allergique à cette décennie maudite. Les couleurs et les combats explosent de partout, il n'y plus le moindre centimètre carré d'espace pour un peu de blanc, de vide, tout est occupé par le mouvement, les formes extrêmes, la vitesse emphatisée et la douleur exprimée. Et c'est là qu'on se rend compte que finalement, tout cela n'a pas toujours bien vieilli. Gambit and the X-Ternals est presque illisible par moments, tant le scénario manque de finesse et de nuance. Mais bon, c'est un document, un vrai, sur un des derniers grands tournants dans l'existence des X-Men tels que nous les connaissions, avant le chant du cygne de Morrisson (les New X-Men, que j'adore) et le lent et inexorable déclin qui va suivre. Je suis comme tout le monde, j'ai des crises de nostalgie, moi aussi, et en dépit des ans qui passent et des défauts visibles aujourd'hui, ce fut une telle claque de lecture que j'oublierai jamais.  


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