Résumé :" À travers sa bouche, j'ai cueilli la vie. " Brielle de Thornbrook consacre sa vie à l'abbaye, à forger le fer et à étudier les Textes, tout cela pour devenir une acolyte. À vingt et un ans, elle n'a jamais touché un homme et elle ne le fera sûrement jamais. Les règles de l'Église sont strictes...
Mais lorsqu'elle trouve un étranger blessé dans la forêt, Brielle ne peut résister à l'envie de l'aider. Cette rencontre la conduit au royaume de l'Inférieur où elle découvre que cet inconnu est en fait Zéphyrus, le Vent de l'Ouest, le Roi du Printemps.
Brielle peut difficilement lui faire confiance ; Zephyrus est dangereusement charmant, et jamais un homme ne l'a autant prise au piège. Alors qu'elle se lance dans un long périple, la jeune femme se retrouve dans des situations périlleuses. La foi et le cœur se heurtent, risquant non seulement son avenir, mais aussi sa vie.
Mon avis :
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler que ce livre s’adresse à un lectorat averti en mesure de mettre une distance entre ce qui est présenté et la réalité. Ici, il n’est pas question d’une quelconque apologie de la violence ou des relations toxiques. Cette fiction décrit des relations évidemment problématiques, où la violence est omniprésente, la notion de consentement est inexistante. Cela dit, il ne s’agit pas de la juger ou de la comprendre (autant stopper les vagues avec ses mains), il s’agit d’apprécier (ou non) la façon dont l’auteur imagine cette histoire et la raconte avec ses tenants et ses aboutissants. Ses enjeux et ses dommages directs et collatéraux.
🚩 = RED FLAGSujet.s abordé.s de manière problématique.
J’ai adoré le premier tome (The Four Winds, Tome 1 : The North Wind de Alexandria Warwick), mais cette suite a été vraiment soporifique.J’ai terminé l’histoire surtout parce qu’elle m’a aidée à m’endormir chaque soir sans trop d’effort. J’ai trouvé le tout très lent et les enjeux franchement sans intérêt.
On suit Brielle de Thornbrook, 21 ans, qui passe ses journées à forger le fer et à étudier les textes à l’abbaye pour devenir acolyte. Elle respecte scrupuleusement les règles de l’Eglise, n’a jamais touché d’homme et ne le souhaite pas. Jusqu’au jour où elle vient en aide à Zéphyrus, le Vent de l’Ouest, messager du printemps, et que tout bascule.
Sur le papier, il y avait matière à faire quelque chose de fort. Dans les faits, on se retrouve surtout avec un long tunnel de questionnements qui tournent en rond.
Concrètement, on est sur la force de la foi face à la luxure, et la manière dont elle vacille.
Mais étirer ça sur près de 600 pages, c’est presque pathétique.
Alors oui, je caricature un peu, il n’est pas uniquement question de ça. On a aussi le parcours d’une héroïne qui, au moment même où elle rencontre le héros, doute, qui s’interroge sur son mode de vie, sur son amour d’elle-même.
Mais j’ai surtout eu le sentiment qu’elle ne se découvre belle qu’à travers son regard à lui. C’est lui qui lui permet de mesurer les limites de la vie qu’elle mène et de la foi telle qu’elle la pratique.
Si je devais faire un parallèle, on dirait une histoire où une héroïne musulmane retire son foulard parce qu’elle est sauvée par un héros. Flemme.
Bonus, on a une héroïne +size qui subit du harcèlement grossophobe et qui devient amie avec sa bully avant même que celle-ci ne s’excuse vraiment pour ce qu’elle a pu dire.
J’ai terminé le roman sans passer en mode diagonale, presque pour traquer chaque pépite de terreur :
"Pleurez pour cette fille qui ne vous connaissait pas encore et qui ne mesurait pas l’étroitesse de son univers."
"Sa peau est marron foncé comme du pain cuit au four."
"La différence entre celle que j’étais et celle que je suis devenue est immense. Je suis une autre Brielle. Une femme transformée. Je ne suis plus aussi à l’aise avec ces prières que je récitais autrefois. Elles s’entassent dans ma bouche comme des cailloux pointus qui me piquent la langue."
"Comment le pourrais-je alors que mon cœur enfin en paix bat au même rythme de celui du Vent d’Ouest ?"
Franchement, je n'ai pas adhéré à cette histoire à base de tentation qui fait bousculer la foi.
Et en plus tout est noyé dans la longueur.
Au plaisir.