Une vie pour la nature de Julien Perrot

Par Folfaerie

Ce livre, c’est une grande bouffée d’air frais qui tombait vraiment à point.
C’était l’occasion pour moi de faire plus ample connaissance avec le fondateur de cette mythique revue, la Salamandre, qui a eu une vie professionnelle peu banale.
Je ne connais pas beaucoup de passionnés de nature qui ont réussi à cheminer sur cette voie en conjuguant passion et activité professionnelle. J’ai trouvé intéressant de découvrir les coulisses d’un média conçu à l’origine par un adolescent, et qui a su évoluer, parfois dans la douleur, pour perdurer. C’est une longévité assez exceptionnelle pour une revue nature.

Mais ce livre, c’est avant tout et surtout une invitation à s’émerveiller devant la nature, celle qui nous entoure, celle que l’on appelle parfois la nature ordinaire.
Julien Perrot est là pour nous rappeler qu’il n’est nul besoin de voyager à l’autre bout du monde pour assister au spectacle extraordinaire de la nature. Un bout de jardin, une mare et c’est le début d’une magnifique aventure.


On apprend à reconnaître, identifier, on découvre le plaisir, la patience, le silence. Tout ce qui nous manque tellement aujourd’hui.
Julien Perrot raconte aussi ses affûts, les bivouacs sous la lune, la forêt sous la pluie, la montagne sous la neige, et toutes ces rencontres animales.
Quarante ans à marcher, à contempler, sans jamais se lasser, avec un émerveillement toujours renouvelé, voilà qui est réconfortant et enthousiasmant.
Et lui, témoin de l’effondrement de la biodiversité sur ce temps long, tente d’alerter et de sensibiliser grâce aux différents médias nés de la Salamandre.


Chaque chapitre met en lumière un animal ou une plante, et c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur une espèce que l’on côtoie tous les jours et à laquelle on prête peu d’attention.
C’est un livre qui fait beaucoup de bien, qui remonte le moral et qui invite, très sincèrement, à retrouver sa curiosité d’enfant pour pouvoir apporter sa contribution à la sauvegarde de notre belle planète.