Je ne m’étais jamais intéressée aux haïkus, sans doute parce que je les trouvais trop courts et trop simples. Quelle erreur de jugement ! C’est au contraire un exercice périlleux, que d’imprégner durablement le lecteur en si peu de mots.
Comment restituer en trois lignes une atmosphère délicate, un brin de joie pure, un hommage à la nature ? Annick Combier capture avec grâce cette nature esquissée, fragile et délicate, qui nous donne pourtant tant de bonheur quand on veut bien lui faire de la place et la respecter.
Ces haïkus, aussi légers que les ailes des oiseaux sont une ode à la beauté des forêts et montagnes, délicieusement soulignée par les illustrations épurées de Neyptune.
Une très belle surprise et un coup de coeur pour cette forme de poésie qui m’a réellement touchée.