Résumé :« La noirceur de mon âme se reflète dans les flammes »
Artie : Pourquoi a-t-il fallu que je vienne au monde ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à être heureux ? Lorsque June s’apprête à révéler son secret à mon frère, je ne trouve rien de mieux à faire que d’avouer ce qui me ronge moi aussi. Finalement, je n’ai plus rien à perdre aujourd’hui, plus rien n’a de saveur. Je n’ai aucun moment de répit hormis ceux pendant lesquels je m’inflige bien pire que ce que mon père nous a fait subir. Avoir mal est la seule chose qui me permet de me sentir vivant. Mais pour encore combien de temps ? Les révélations, les secrets, les doutes, les inattendus, j’ignore si Le Cartel y survivra et je m’en tape. Je veux seulement trouver la paix et elle se trouve peut-être au bout du chemin, là où je ne ressentirai plus rien.
Mon avis :Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler que ce livre s’adresse à un lectorat averti en mesure de mettre une distance entre ce qui est présenté et la réalité. Ici, il n’est pas question d’une quelconque apologie de la violence ou des relations toxiques. Cette fiction décrit des relations évidemment problématiques, où la violence est omniprésente, la notion de consentement est inexistante. Cela dit, il ne s’agit pas de la juger ou de la comprendre (autant stopper les vagues avec ses mains), il s’agit d’apprécier (ou non) la façon dont l’auteur imagine cette histoire et la raconte avec ses tenants et ses aboutissants. Ses enjeux et ses dommages directs et collatéraux.
Je suis un peu déçue.
J’étais venue pour l’histoire du personnage, et l’autrice nous propose surtout l’histoire du groupe.
Je comprends, c’est l’avant-dernier tome, il faut faire avancer l’intrigue globale, mais malgré tout je suis restée sur ma faim.
J’en attendais beaucoup parce que je voulais vraiment voir Artie aller mieux.
On sent tout ce qu’il traverse, ses questions sur le sens de sa vie, son mal-être, cette douleur qu’il s’inflige pour se sentir vivant.
Tout ça est fort, et ça aurait mérité d’être encore plus au centre.
Quand les choses commencent enfin à se mettre en place dans la toute dernière partie, y compris pour la romance, même si c’est un peu spoiler de le dire, je me suis sentie presque flouée : dans ce tome-là, il n’y a pas vraiment de romance.
Du coup, entre ce que j’espérais pour Artie et ce que le livre propose vraiment... j’ai hâte de lire la suite et j’espère qu’elle sera à la hauteur.
Au plaisir.