Bilan lectures 2023

Par Albertebly
L’année 2023 touche à sa fin. Et comme l’année dernière, on se le dit : Enfin ! Pour fêter l’arrivée d’une nouvelle année (qu’on espère moins éprouvante) on vous parle d’une des joies de notre vie, on vous parle littérature. Place au bilan lecture de l’année 2023 !

C’est un article que nous avions pris beaucoup de plaisir à faire début 2022 et c’est avec une joie renouvelée qu’on vous retrouve pour parler bouquins. Parce qu’on va pas se le cacher, 2023 au début, c’était chouette, et puis on a vite déchanté. En tout cas, ça a été le cas dans notre vie perso. Alors quoi de mieux pour s’en remettre que de voir le bon côté avec une année riche, au moins, de bonnes lectures !

Comme l’an dernier, on a créé un petit palmarès de nos meilleures lectures. Évidemment, ce n’est pas exhaustif mais on vous présente aujourd’hui les livres qu’il y aurait à garder parmi nos 300 et quelques lectures de l’année.

Mais avant toute chose, place à quelques petites statistiques parce que c’est stylé ces petits camemberts ! (Si vous aimez les camemberts, nous sommes très inspirées par les bilans de Déjeuner sous la pluie)

Écoutez on n’est pas trop mécontentes de cette année. Pour compléter les camemberts des genres littéraires dont tous les stats ne s’affichent pas (nous demandez pas pourquoi), on a lu : 4% de jeunesse, soit 14 livres. De même avec les essais, 4% soit 14 livres.

Comparé à l’an dernier, nous avons lu une majorité de livres de moins de 200 pages (coucou les mangas, on vous repère là !)

On notera tout de même qu’on a lu 13 pavés, soit 8 gros livres de plus que l’an dernier. Bravo nous *taptap sur l’épaule*

Enfin, c’est LE gros point noir de ce bilan. Trop de livres lus uniquement pour le travail à mon goût et pas assez de livres lus depuis ma PAL (qui n’a pas diminué en 2023 mais, nous en parlerons dans l’article résolutions qui devrait arriver dans la foulée !)

Côté répartitions en fonction du genre, on lit presque autant d’hommes que de femmes. Enfin, la tranche est si petite que vous ne pouvez même pas la voir (la honte) mais nous n’avons lus que 3 livres rédigés par des personnes non-binaires. Iels sont là mais pas énormément quand même ! Ce serait bien un peu de diversité en 2024. On prend vos recommandations !!

Enfin, sans grande surprise, on a lu plus de traductions que de livres dont la langue d’écriture d’origine est le français. Et ça, pour rien vous cacher, on n’a pas forcément envie que ça change. Question de goûts personnels !

Mon premier coup de cœur de l’année

🤖Histoires de moine et de robot – Becky Chambers

On a l’impression de vous avoir déjà tellement tanné le cuir avec cette duologie qu’on est limite gênées de vous en reparler mais… Depuis juin/juillet, ça n’a pas trop bougé, ça reste une des lectures les plus marquantes de l’année… Et le hasard veut que ce soit aussi notre premier coup de cœur de 2023 ! A ce stade vous avez déjà dû le voir partout ce bouquin mais on va quand même avoir l’audace de vous remettre un peu l’histoire en tête, au cas où.

Dex est moine de thé. Dans ce monde qui a toutes les apparences du nôtre mais qui aurait « bien tourné », il est chargé d’apaiser les personnes qui viennent demander ses services. Trouver le thé parfait, celui que votre corps, votre moral réclame, c’est son affaire. Mais voilà dans ce monde où tout semble parfait, iel peine parfois à trouver un sens à sa vie, se questionne sur ses choix de carrière, la direction qu’il donne à ses pas. C’est alors qu’il fait la rencontre d’Omphale. Un robot dont la seule question est la suivante : de quoi les humains ont-ils besoin ?

Ça peut paraître gnangnan, cucul, tout ce que vous voulez mais sur nous ça a totalement marché. Deux personnages diablement attachants, une dynamique parfaite entre les deux, un univers futuristes qui donne un brin d’espoir et des relations humaines telles qu’on aimerait en voir plus souvent dans la vraie vie !

Pour nous, c’est une sorte de Petit Prince du futur, à mi-chemin entre réflexions philosophiques (c’est soft hein) et quête initiatique. Le tout est à la fois doux, nostalgique et terriblement réconfortant. On a hâte de découvrir le reste de l’œuvre de Becky Chambers (même si on peut, d’ores et déjà vous conseiller Apprendre si par bonheur, sa « novella » précédente qui, dans un style un peu différent et moins optimiste m’a également beaucoup plu !)

Mon dernier coup de cœur de l’année

🪖 Schweyk dans la deuxième guerre mondiale – Bertolt Brecht

Bertolt Brecht c’est un peu LE dramaturge dont l’œuvre m’a toujours intriguée et rebutée dans le même temps. La faute à des professeurs en licence et en master de lettres qui optent pour un ton entendu en disant « Oui oui, c’est très brechtien, ahaha » et qui me faisait me dire que ça allait être super prétentieux et pas pour moi du tout.

La curiosité persistant et une boîte à livre croisée en randonnée forçant le destin, Brecht est reparti dans mon 30L. Et voilà encore un livre qui vient me narguer en me disant « tu vois, tu veux arrêter de prendre des livres dans des boîtes à livres mais, n’y fais-tu pas tes plus belles découvertes?! ». Gneugneugneugneu. Certes, certes, Toni Morrison et maintenant Bertolt Brecht. Ok, un point pour toi boîte à livres.

Dans cette pièce, Brecht reprend l’une des figures les plus connues de la littérature tchèque (on a plus qu’une envie maintenant, découvrir l’œuvre qui l’a inspiré) en la personne de Švejk (ça se lit Chvéïk), un soldat dont on suit les pérégrinations sous l’occupation austro-hongroise dans ce qui est aujourd’hui la République Tchèque.

Sur le même ton que Jaroslav Hašek (le créateur du personnage donc), Brecht raconte sur le mode de l’absurde, du grotesque et de la satire, le quotidien de Schweyk, soldat tchèque qui par ses actes vient souligner toute l’irrationalité de la guerre à l’heure où se prépare la bataille de Stalingrad. La naïveté (feinte ? on ne parviendra jamais à trancher) et le sens de la dérision du protagoniste donnent un ton léger à cette pièce dont la thématique centrale est sombre.

Brecht emploie sa colère envers le troisième Reich et ses absurdités pour les tourner en ridicule sous l’œil amusé des lecteurs. En bref, c’est une pièce qui m’a bien souvent fait rire et pourtant c’est bien d’un drame qu’il s’agit. Écrite en exil en 43, cette pièce est fortement engagée contre le nazisme. Cet engagement que l’on perçoit sans peine, m’a profondément touché. Si on a bien ri avec Brecht tout au long de la pièce, c’est la gorge serrée que l’on referme cette pièce dont le chœur final nous a bouleversées. On vous laisse avec le chœur final. Ce serait con de s’en priver, tellement c’est beau.

CHŒUR DE TOUS LES COMÉDIENS. Ils enlèvent leurs masques et vont à la rampe.
Tout n’est que changement. Les puissants qui gouvernent
Peuvent bien dresser des plans, leur triomphe a un terme.
Ils ont beau parader comme des coqs sanglants
Rien ne les sauvera, tout n’est que changement.
Au fond de la Moldau roulent même les pierres
Trois empereurs sont à Prague couchés sous terre.
Les grands passent et cèdent la place aux moins grands,
Et si la nuit est longue, c’est que le jour attend.

On s’est bien marré

Dans notre bilan de mi-année on vous a parlé de Qu’est ce qu’un homme sans moustache ? d’Ante Tomic dans cette catégorie. Vu qu’on n’avait pas très envie de faire redite et qu’on a eu la chance de rire un peu aussi durant la seconde partie de l’année, on vous présente une saga de mangas assez méconnue (enfin, on dit ça parce qu’on en avait jamais entendu parler avant de croiser les trois premiers tomes chez le bouquiniste !), à savoir :

👺Shimiko & Shiori – Daijiro Morohoshi

On aime bien mettre des petits émojis qui résument l’ambiance mais là on a galéré. Mais qui dit manga surnaturel dit mythologie japonaise donc le tengu, CQFD. (Non en vrai c’est pas optimal mais y a pas mieux pour le moment, désolé les ami.es)

Les trois premiers tomes croisés chez notre bouquiniste préféré, on n’a pas tenu bien longtemps avant de s’offrir le début de cette saga dont on n’avait jamais entendu parler par le passé une fois les ouvrages ouverts.

Le dessin nous a charmé, le pitch de base nous a évoqué des enquêtes à la Scooby-Doo mêlant réel et surnaturel. Et étant donné qu’on était à un mois à peine d’Halloween, on a malencontreusement glissé sur notre CB. Mais grand bien nous a fait !

Alors la comparaison avec Scooby-Doo, on repassera parce que, ça se prend bien moins au sérieux que ça, à notre humble avis. Sur ce manga, on sent que le mangaka s’éclate quitte à faire un peu nawak.
Sous certains aspects on a retrouvé les éléments qui nous font crever de rire chez Rumiko Takahashi (dans Maison Ikkoku notamment) avec le surgissement du grotesque au milieu d’une situation tout à fait sérieuse. Mais la différence c’est que chez Daijiro Morohoshi la situation ne reste pas sérieuse bien longtemps.

Le surnaturel est présent dans le quotidien de Shiori et Shimiko qui forme un duo assez loufoque, l’une avec son côté un peu naïf (le mot est gentil) qui se laisse berner en permanence et la seconde, fille de libraire (ça ça nous charme, vous savez) plutôt cultivée et assez blasée par les phénomènes surnaturels qu’elle rencontre. Bref, de situations loufoques en personnages improbables, chaque tome a, jusqu’ici, réussi à nous faire rire. On en redemande mais… Encore faudrait-il trouver les trois derniers tomes à des prix abordables. Et ça, c’est une autre paire de manches si vous voyez ce que je veux dire ! (Les JeanDomi24 sur Vinted qui les revendent à 100 boules le tome… *tousse*)

Et comme on est du genre à passer assez aisément du rire aux larmes, on vous invite à vivre notre quotidien en passant de cette série loufoquissime à ce livre qui nous a fait chouinax le plus fort.

On a chouiné fort

✊🏼 Come Home Indio – Jim Terry

En voilà un comic qui nous a vivement marquées. C’est une des BD les plus touchantes qui nous a été donné à lire en 2023… Et même probablement toutes années confondues. Là, tout de suite, on n’arrive pas vraiment à penser à une œuvre graphique qui nous aurait autant fait pleurer. Juste pour vous donner un ordre d’idées on a passé environ les 20 dernières pages la goutte au nez à même pas réussir à lire. Voilà voilà, on s’affiche un peu là mais on s’en fout. Lisez ce livre. Enfin, faut être préparé quand même. On vous en parle un peu, que vous vous fassiez une idée.

Dans le plus pur style de la BD indépendante américaine, Jim Terry nous livre un récit très personnel dans un style graphique avec un encrage fort, en noir et blanc. Il nous parle ici en tant qu’artiste amérindien. Perdu entre deux cultures, sombrant sous le poids de l’alcoolisme, il nous narre les plus sombres années de sa vie alors qu’il se cherche en tant qu’homme issu de la communauté amérindienne.

Une quête existentielle qui le mènera à en apprendre plus sur l’histoire de sa famille et plus largement sur l’histoire des peuples amérindiens, premiers habitants de l’Amérique avant la colonisation, dont il est issu. Il découvrira également les luttes actuelles de ces communautés, le libérant d’une solitude et d’une impression de ne pas avoir de « chez soi » où il pourrait être parmi les siens (le titre, Come Home Indio, est particulièrement bien choisi)

C’est sublime, c’est ce genre d’œuvre où l’auteur expose ses fragilités et son vécu personnel pour illustrer les maux d’une génération, d’hommes et de femmes dont les ancêtres ont vécut la colonisation et les atrocités qui y sont inévitablement associées et qui cherchent leurs racines.

C’est une œuvre puissante et bouleversante et je dois dire que je suis très surprise que cette BD n’ait pas reçu un meilleur accueil dans le sens où je n’ai pas entendu grand monde (pour ainsi dire personne) en parler ! Nous ne sommes que trois à l’avoir lu sur Livraddict et c’est bien dommage. Alors si vous la croisée en bibliothèque n’hésitez pas un instant ! Bon par contre c’est parfois dur à lire donc ne le lisez peut-être pas à un moment où vous êtes au 36ème dessous…

*Mention spéciale*

Dans un genre tout à fait différent, on accorde une mention spéciale à Demain et demain, et demain de Gabrielle Zevin qui nous a également beaucoup fait chialer (surtout dans son dernier tiers) et avec lequel on a un peu hésité. L’un étant un récit de vie, l’autre étant de la fiction, on doit avouer avoir été tout de même beaucoup plus violemment touchées par Come Home Indio, d’où notre choix. Mais le Gabrielle Zevin est aussi à l’origine de nos joues noyées sous les larmes, sachez-le.

Mais enfin, fini de pleurer, on vous parle de livres qui nous ont donné la niaque, de livres qui nous ont donné envie de tout casser. C’est parti !

Foutre le feu, tout casser

Il me semble que 2023 se caractérise pas mal chez moi par une envie forte de lire des livres engagés, de lire des essais, des choses qui me remuent et qui me donnent envie de continuer à me battre. Une envie de tout casser, un besoin de lire des livres me faisant me sentir que je ne suis pas seule. Je trouve en ce sens que les livres dont j’ai parlé précédemment sont tous porteurs d’un propos politique auquel j’adhère (mis à part Shiori & Shimiko mais on a aussi le droit de se détendre, là n’est pas la question x)), d’une manière ou d’une autre.

Symboliquement, on a eu envie de créer cette catégorie en plus par rapport au bilan lecture de l’an passé pour matérialiser notre envie de lire toujours plus de livres de ce type à l’avenir (2024, l’année des essais, on vous aura prévenu.es !)

🚓 Gazer, mutiler, soumettre – Paul Rocher

Lu dans un contexte qui s’y prête (la réforme des retraites et ses jets de lacrymo à tout va), ce livre pose des chiffres sur l’augmentation des mesures violentes prises à l’encontre des manifestants dans une idée de « maintenir l’ordre ». On y apprend pêle-mêle que les tests permettant de certifier qu’une arme est létale ou non sont un peu fait à la zob (sur des cibles fixes et à une certaines distance… Je pense que vous percevrez bien le problème une fois en situation en manif sur cible mouvante), que le lacrymo, comme on s’en doute, a des effets néfastes sur la santé, (certain.es gilets jaunes ayant carrément eut des taux de cyanure anormaux dans le sang suite aux manifestations auxquelles iels ont participé.es), etc.

Brossant le tableau d’une violence d’état jugée légitime, Paul Rocher nous donne quantités de sources pour mieux comprendre les mésusages d’armes dites non létales la hausse des violences commises par les forces de l’ordre lors de manifestations. C’est absolument éclairant et c’est une bonne synthèse sur le sujet en plus d’être accessible à absolument tout le monde. Il me semble que c’est une bonne porte d’entrée sur la question des violences policières en manifestation. En tout cas, pour ma part, j’ai bien l’intention de lire le second ouvrage de l’auteur, toujours aux éditions la Fabrique, à savoir Que fait la police ? et comment s’en passer dont j’espère qu’il sera complémentaire à celui-ci.

Enfin, voilà de quoi avoir envie de tout cramer non ? Mais vous reprendrez bien un peu de colère sur votre tartine d’agacement, on vous reparle brièvement de l’un de nos coups de cœur de la rentrée littéraire de septembre 2023 :

*Mention spéciale*

🟣Celles qu’on tue – Patricia Melo

On vous remet celui-ci en mention spéciale car on vous en a déjà longuement parlé dans un article dédié qu’on vous invite à aller lire si vous voulez en savoir plus. Mais si vous recherchez un roman féministe bien écrit, qui parle de sororité, des violences faites aux femmes, de féminicides (ici dans l’État de l’Acre, au Brésil) tout en évoquant la destruction de l’environnement, la corruption et les pressions exercées sur les communautés indigènes dans les pays d’Amérique du Sud, ce livre est fait pour vous.

Mais il peut aussi être fait pour vous si vous vous intéressez à un seul de ces sujets, je vous rassure.

Enfin, si vous cherchez une lecture révoltante qui donne envie de tout casser de manière générale, celui-ci est parfait. Encore une fois c’est bien cru, l’autrice ne prend pas de pincettes mais qu’est-ce que c’est frappant comme lecture. Un bouquin certifié pourvoyeur de hargne et d’énergie pour renverser le patriarcat !

Le livre dont nous allons vous parler maintenant, il aurait pu figurer dans cette catégorie tant la fin nous a donné un grand souffle d’énergie et d’espoir. Mais pour des raisons de lisibilité, il apparaît dans la catégorie des sagas lues d’une seule traite… Et il n’est pas seul !

Ces sagas que j’ai lues d’une seule traite

🦾Search and Destroy – Atsushi Kaneko

Bon, on va tenter d’être plus brève parce que la je pense qu’on a déjà perdu la moitié des quelques lecteur.ices de cet article. Mais on avait quand même envie de vous parler de deux sagas de mangas qui nous ont bien marquées cette année également.

La première c’est donc Search and Destroy d’Atsushi Kaneko.
Ce manga est une réécriture cyberpunk de Dororo d’Osamu Tezuka. Considéré comme un grand classique au Japon, Dororo nous raconte l’histoire d’amitié qui se noue entre un enfant et un jeune homme auquel il manque une quarantaine de parties de son corps. Ces parties de son corps lui ont été volées par un démon par le biais d’une malédiction, alors qu’il venait de naître. Doté du pouvoir de percevoir les monstres porteurs des membres qui lui ont été volés, il compte bien se faire vengeance. La disparition des parties du corps d’Hyakkimaru repose donc, dans l’œuvre de Tezuka, sur le surnaturel.

Atsushi Kaneko en fait une transposition absolument brillante dans un univers futuriste sauce soviétique ultra-violent gangréné par guerres, mafia et corruption.
Hyakkimaru est ici une femme, et elle aussi, cherche les parties de son corps qui lui ont été volé. Mais dans un univers où robots et humains ont dû apprendre à vivre ensemble, ça donne quelque chose de tout à fait différent et le surnaturel n’a que peu à voir là-dedans (même si on suspendra notre incrédulité sur les transplantations d’organes, les rejets et tout ça). Cette vengeance et la récupération de son corps (littéralement) sont très fortes symboliquement et les dernières pages du troisième tomes viennent le confirmer. Encore une fois une œuvre qui est ouvertement engagée et qui donne de la force. Les dernières planches sont incroyables, lisez cette trilogie nom de Zeus !!!

👧🏻 Ayako – Osamu Tezuka

Enfin, comment faire un bilan de l’année sans vous parler de notre découverte d’Osamu Tezuka. Considéré comme le maître du manga au Japon (oui oui, le même qui a écrit Dororo dont on vous parlait juste avant) et pourtant, nous ne l’avions jamais lu. C’est maintenant chose faite et on comprend mieux pourquoi il est considéré comme un maître. Ayako est une œuvre qui nous a bien secouées par sa violence et la cruauté incessante de ses personnages.

Ayako nous narre le destin d’une famille dans le Japon après la Seconde Guerre mondiale. On y suit le quotidien de cette famille hautement dysfonctionnelle, traversée par des conflits, des violences, des trahisons. Mais Tezuka explore aussi les bouleversements qui traversent la société japonaise après la guerre. C’est grandiose mais c’est aussi très dur à lire, parfois glauque et on ne peut certainement pas dire que c’est à mettre entre toutes les mains. Mais il faut bien l’avouer, ce livre nous a dérangées autant que happées. Malgré le caractère horrible et détestable de quasi 80% des personnages, on ressentait le besoin de connaître la suite. Les femmes sont évidemment les grandes perdantes dans cette histoire et Tezuka montre bien comment elles sont à la fois témoins, victimes et impuissantes jusque et surtout dans les sphères de l’intime dans le Japon milieu 20ème.

Les auteur.ices découvert.es cette année dont j’aimerais explorer l’œuvre en 2024

Parmi les auteur.ices déjà mentionné.es ci-dessus on pourrait citer : Osamu Tezuka, Atsushi Kaneko, Gabrielle Zevin, Becky Chambers et Bertolt Brecht.

En dehors d’elleux, on pourrait ajouter : Akiko Higashimura dont on continuera d’explorer l’œuvre de manière certaine en 2024. Mais aussi : Octavia Butler, Hernan Rivera Letelier, Chris Vuklisevic et Paul Rocher.

Ça en fait des plumes assez sûres à explorer !

Mais on dirait bien que notre envie de parler de 2024 est si forte qu’on commence déjà à vous parler de nos projets lectures pour cette nouvelle année… Ça va pas du tout ça ! Et puis en plus cet article il est déjà bien trop long !

Alors on vous donne rendez-vous samedi prochain (le 13 donc) pour un article « bonnes résolutions » mais sans couteau sous la gorge comme toujours (enfin, ok on se met peut-être le couteau sous la gorge sur UN seul point… Vous le découvrirez vite !)


Et vous c’est quoi votre bilan de l’année 2023 ? Bonne année lecture ou déceptions sur déceptions ? Faites-nous tout savoir en commentaires, on est bien curieuses ici !
Nous on vous laisse et on vous retrouve pour nos Résolutions littéraires pour 2024 ! 🙂

éé