Seule la haine - David Ruiz Martin

Thriller psychologique

Editions Nouvelles Bibliothèques - 10 février 2020 - 235p
Seule la haine David ruiz martin chronique littéraire happybook happymanda
Synopsis : Persuadé que Larry Barney, psychanalyste spécialisé dans les troubles de l’adolescence, est responsable du suicide de son frère, Elliot, quinze ans, se présente armé dans son cabinet.Séquestré, Larry n’a d’autre choix que de laisser le jeune homme lui relater les derniers mois.Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Au fil du récit, tandis que les détails se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix…
Ma lecture
Quel est le meilleur cadre pour obtenir un thriller psychologique efficace et suffocant ? Un huis clos.
Ce qu'il y a de sur c'est qu'il ne ménage pas son lecteur avec cette plongée extrêmement psychologique dans les arcanes de l'esprit humain. L'ambiance est anxiogène, chargée de menaces. L'effet glaçant est vite ressenti.
Elliot débute le récit, il s'apprête à tuer un homme. Ses desseins sont calculés, froids et irrémédiables. Larry lui est un psychanalyste plutôt bon dans sa spécialité. Il a aidé beaucoup d'adolescents. Il sait guider les dialogues, ou du moins les monologues de ses patients. Pourtant ce soir, il est pris au piège de ce jeune de 15 ans un revolver à la main. Un mot de trop c'est peut-être une balle de trop qui lui ôtera la vie.  Au début Larry ne comprend pas, alors Elliot va lui raconter l'histoire celle qui a amené son frère dans ce bureau et celle qui a fait qu'aujourd'hui Simon est mort, car Larry n'a pas su l'aider. Plus le récit avance et plus l'issue favorable semble compromise. Mais quand sa famille est mise sur le devant de la scène, des choix devront être faits. Larry pourra-t-il rester le bon psychanalyste et trouver les bons mots pour changer la donne ? Elliott lui ne veut que détruire Larry, y parviendra-t-il ? Mais surtout comment, car au final une arme peut seulement servir à forcer l'autre à vous écouter... la vérité est la balle la plus mortelle.
Une histoire qui ne peut laisser de marbre tant ce qu'elle finit par nous révéler nous horrifie. La fin est la propre construction que nous avons bien voulu en faire. Le deuil est une série d'étapes à franchir. La colère couplée à la vengeance en fait souvent partie. Eliott est là pour se venger, il est intelligent et malin à faire peur. On a du mal à croire qu'il n'a que 15 ans.
La manipulation est impressionnante. Je me suis moi-même fait piégée, même si j'ai deviné un aspect de l'histoire, mon esprit tout comme celui de Larry, s'est laissé bercé par les images d'horreur qui immiscent le doute sans de possibles retours en arrière.
Les scènes sont très visuelles, certains passages sont très difficiles même, et je peux dire "âmes sensibles s'abstenir". Par contre, il serait dommage de passer à côté de toute cette construction psychologique machiavélique. Le point fort de ce roman est cet échafaudage, entremêlé de beaucoup de manipulation : celle du lecteur par l'intermédiaire de l'otage.
L'auteur maitrise parfaitement l'esprit humain et ce qu'il est capable d'absorber ou pas, et donc par conséquence des actes qui en découleront. J'espère qu'il maitrise une partie plus bienveillante de ce domaine ! Il dénonce également à demi-mot le pouvoir conféré à ses professionnels de la santé mentale, dont on ne remet que rarement en doute les paroles et qui ne se remettent eux-mêmes que très peu en question. Aurait-il eu des déboires avec un psy ?
C'est bien écrit et très prenant, comme Larry nous sommes curieux même quand la vérité se dessine, que la vie est en jeu, c'est ainsi l'humain veut savoir jusqu'au dernier souffle. Ce qu'a très bien compris David Ruiz Martin en écrivant son roman. La curiosité nous pousse à lire, même si j'étais de plus en plus tremblante de ce que je découvrais.
Un roman aussi noir que bien construit, un anti héros très complexe qui vous donnera des frissons, voilà de quoi satisfaire tous les amateurs de bons polars psychologiques. L'auteur en profite pour faire exploser le vernis de toute puissance que l'on accorde les yeux fermés aux "psy". Ceux-là mêmes qui  pensent que leur parole ne peut avoir qu'un poids positif, mais qui détruisent autant de vies qu'il en reconstruit. 

Le booktrailer :



Ce roman est une claque. Je viens de refermer le livre. Je crois que c’est l’un de ces romans, si fort, qu’il faut en parler tout de suite pour ne rien oublier. Un roman sombre, horrible, qui vous plonge au plus profond de l’horreur humaine. Ce roman est un véritable coup de poing. Je ne sais pas comment vous parler de ce roman sans vous spoiler une bonne partie. Si vous aimez les thrillers psychologiques, vous aimerez sans doute ce roman.David Ruiz Martin nous propose de faire la rencontre d’Elliot. Elliot est un personnage de quinze ans qui en a trop vu pour son âge. En effet, Elliot a grandi trop vite dans l’horreur de la vie. Son frère s’est suicidé. Une seule chose l’obsède : pourquoi son frère s’est suicide ? Qui ? Quoi ? Comment ? Elliot est persuadé que Larry, le psychanalyste de son frère y est pour quelque chose. Il est si grand, si mature que le décalage entre l’adolescent qu’il devrait être et la personne qu’il est, est saisissant. On se sent mal, on ne sait pas quoi faire. On assiste, tant bien que mal à cette descente aux enfers plus réaliste que jamais.J’avoue que l’auteur frappe fort. On est dans un climat anxiogène. Ce n’est pas une lecture que l’on fait lorsque l’on n’aime pas les climats de tension et de violence. Franchement, je ne vous dirai pas que c’est un coup de cœur. En revanche, c’est une lecture qui marque le lecteur, cela ne fait aucun doute. Je pense que c’est une affaire de goût. La plume de l’auteur me plait énormément (eh, j’ai quand même lu quatre romans) mais j’ai eu du mal avec l’ambiance : c’est très sombre et j’ai dû faire des pauses durant cette lecture.Les parties où Elliott et Larry sont ensembles sont fortes. On comprend toute l’étendue du mot « haine ». Ca bouffe tout. On ne pense qu’à ça. Tout est ravagé : le cœur, l’esprit, la vie. Mon dieu quelle souffrance. David Ruiz Martin souligne cette thématique avec brio. C’est vraiment très intéressant. Cette prise en otage est saisissante. Quand on se dit qu’Elliott a besoin des réponses de ce psychanalyste pour avancer, on pense que le pire est passé avec le suicide de son frère. L’auteur nous surprend ici encore une fois en nous proposant une plongée au cœur du pire de l’homme et de l’humanité.
♥ L'article vous a plu ? Laissez moi un petit commentaire ça fait toujours plaisir ♥
Seule la haine David ruiz martin chronique littéraire happybook happymanda
aimé ? liké !

instagram happymandapassions happybook

Rejoins moi sur Instagram


Seule la haine David ruiz martin chronique littéraire happybook happymanda
                                       Seule la haine David ruiz martin chronique littéraire happybook happymanda             
                                         

wallpaper-1019588
Marvel dans les annees 90 : l'x-plosion mutante
wallpaper-1019588
La femme au manteau violet • Clarisse Sabard
wallpaper-1019588
Le podcast "le bulleur" présente : les entrailles de new-york
wallpaper-1019588
Le Secret de Ji, tome 2 - Le Serment orphelin
wallpaper-1019588
Dossiers froids : une enquête d’Isidore Lune
wallpaper-1019588
C'est lundi ! J'ai lu, je lis et je pense lire #6 - 2020
wallpaper-1019588
Bakhita de Véronique Olmi
wallpaper-1019588
Paul Morand : Tais-toi