« Cari Mora » de Thomas Harris

« Cari Mora » de Thomas Harris

© Editions Calmann-Lévy

Quatrième de couverture:

Des lingots qui sommeillent depuis des années sous l'ancienne villa de Pablo Escobar à Miami Beach. Gangs et malfrats se battent pour mettre la main dessus.

Aujourd'hui, c'est au tour du maléfique Hans-Peter Schneider de tenter sa chance. Mais c'était sans prévoir la présence de la sublime Cari Mora, qui veille sur les lieux. En matière de violence et d'armes à feu, personne n'a rien à lui apprendre.

Entre désirs et instinct de survie, avidité et obsessions macabres, le mal se faufile à chaque page. Aucun auteur de ces dernières décennies n'aura autant exploré les démons. Thomas Harris, au talent terrifiant, revient ici avec un sixième roman événement.

Mon avis :

Lorsque l'on parle de Thomas Harris, la tentation est grande de se référer uniquement à sa série de romans mettant en scène le personnage ô combien célèbre d'Hannibal Lecter. Mais savez-vous qu'il débuta sa carrière d'écrivain (en 1975) avec " Black Sunday " où une menace terroriste pesait sur l'événement sportif le plus médiatisé des États-Unis, le Super Bowl ?

Douze ans après avoir publié le dernier volet de sa tétralogie concernant Hannibal Lecter, il nous revient avec un roman inspiré de faits réels.

Pour nombre d'entre nous, Pablo Escobar n'est certes pas un inconnu, ni un enfant de chœur. Surnommé le " Roi de la cocaïne ", il fut l'un des plus célèbres barons de la drogue, membre du cartel de Medellin. Abattu dans son fief en 1993, quelques mois après son évasion de la prison d'Envigado, personne ne doutait qu'il laissait derrière lui une immense fortune résultat des sombres activités du cartel. Le mystère du trésor de Pablo Escobar a été source de nombreuses spéculations.

C'est sur base de ces faits que Thomas Harris nous fait plonger au cœur d'une véritable chasse au trésor ayant pour décor la villa ayant appartenu à Escobar et surplombant Biscayne Bay à Miami Beach.

Avant de se lancer à la découverte de ce roman, une chose est claire, il faut repartir de zéro. Oubliez tout ce que vous avez pu lire de cet auteur précédemment. Repartez d'une page blanche car, même si l'ombre de Lecter ne semble pas être loin, " Cari Mora " ne ressemble en rien à ses précédents opus, ni dans la lettre ni dans l'esprit.

Le roman se lit rapidement. Le style est maîtrisé. Nous apprenons à découvrir Cari Mora, la jeune gardienne de la villa, au caractère bien trempé et très attachante, et à en savoir plus sur son passé, sur les circonstances qui ont forgé sa personnalité.

Il y a de l'action c'est indéniable. Entre trafic de drogue et traite d'êtres humains, les personnages rencontrés sont plus abjects les uns que les autres. La plume de l'auteur est sans conteste efficace même si j'ai parfois eu le sentiment de manquer de moments forts. Comme un sentiment de trop peu dans le développement de l'histoire et des personnages, hormis comme je le disais plus haut, celui de Cari Mora.

Alors oui " Cari Mora " est un roman efficace, une lecture prenante, faisant s'affronter plusieurs camps dans une quête impossible. Le talent de l'auteur n'est certes pas à remettre en question.

Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture et leur confiance renouvelée.

Thomas Harris, Cari Mora, Trad. Bernard Cohen, Editions Calmann Lévy, 22 mai 2019, 300 p.


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